La cote du m2 dans 100 villes de France
Au 30 septembre 2005, les agents immobiliers de la Fédération Nationale de l'Immobilier (Fnaim) ont constaté sur un an une hausse moyenne de 10% des prix des appartements et de 11% des maisons. Au-delà de ces moyennes nationales, les écarts sont plus ou moins importants selon les localités.
Le prix des appartements anciens a fortement augmenté, notamment à Arcachon (+ 24,2%) et à Maisons Alfort (+ 30,2%). Mais les valeurs vénales sont restées sages à Colmar (+ 7,2%) et à La Rochelle (+ 7,9%). D'une manière générale, les plus fortes hausses annuelles des prix des appartements sont apparues sur les villes de la région parisienne : Choisy le Roi (+26%), Clichy ( +24,9%), Créteil ( +24%), Evry ( +24,2%), Noisy le Grand ( +23,8%), Savigny sur Orge ( +21,8%), Melun ( + 22%).
Du côté des maisons, les plus fortes progressions ont été enregistrées, notamment, à Agen (+23,09%), Lorient (+21,6%), aux Sables d'Olonne (+ 21,2%), à Pau (+20,2%). Les prix ont en revanche peu bougé à Limoges (+4,6%) ou à Mont de Marsan (+5,7%) et ils ont même reculé à à Vidauban (-6,3%).
Le ralentissement de la hausse des valeurs est plus rapide sur le marché des appartements : au niveau national, leur prix moyen au mètre carré ressort à 2.894 euros. Dans ce type de biens, la progression est restée vive sur les studios et une pièce, avec +17,1 % sur un an contre 9,5% pour les 2 pièces et 8,3% pour les 4 pièces.
Côté maisons, la hausse est restée homogène : +11,3 % pour les 4 pièces et moins, +11,4% pour les 5 pièces et + 10,5% pour les 6 pièces et plus. Au niveau national, leur prix moyen au mètre carré ressort à 2.073 euros.
Dans sa dernière étude, l'Observatoire national des marchés de l'ancien de la Fnaim indique les prix au mètre carré des appartements et des maisons dans une centaine de communes. Bien sûr, ces chiffres ne constituent que des moyennes. Dans une même ville, les valeurs changent d'un quartier à un autre, voire d'une rue à une autre. Mais, à défaut de fournir un prix précis sur les micromarchés de l'immobilier résidentiel, les deux documents (en lien ci-dessous) donnent un ordre d'idée de la valeur des logements.
La demande est toujours aussi déterminée que par le passé à investir dans l'immobilier et, pour cela, à s'endetter. L'Observatoire de la Production de Crédits Immobiliers a ainsi établi récemment que l'année 2005 serait, avec une production nette des renégociations de
plus de 130 milliards d'euros de crédits accordés aux ménages, la meilleure des années observées jusqu'alors.
Comme cela est habituel avec l'arrivée de l'automne, le marché devrait connaître un ralentissement d'activité dans les mois à venir. «L'atterrissage du mouvement de hausse
des prix de l'ancien devrait donc se confirmer et l'objectif d'une hausse des prix de l'ordre de 10 % sur l'année 2005 est maintenant à portée de main», conclut la Fnaim.
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