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FINANCE PERSONNELLE
  Immobilier
  Paris et proche couronne : tendance à l'accalmie sur le marché de l'ancien

Tous biens immobiliers confondus, les ventes ont progressé en volume, durant le second semestre de 2004, de 3,6% à Paris, de 1,3% en petite couronne et de 4,1% en grande couronne. Soit une hausse globale de 3% du nombre des transactions sur les huit départements de l'Ile-de-France. Cette hausse correspond à la vente de 241.407 biens en 2004 contre 234.401 en 2003.

Les performances de l'activité immobilière en Ile-de-France en 2004 auraient pu être supérieures si le marché n'avait pas connu une baisse de régime sur certaines zones géographiques au 3ème trimestre : durant cette période en effet, on enregistre une stabilité des ventes (-0,2%) qui certes masque des disparités entre Paris (+3,7%), la petite couronne (-2,3%) et la grande couronne (-0,4%). Quant à la croissance d'activité du 4ème trimestre (+0,9%), elle résulte du seul dynamisme de la grande couronne (+4,4%, contre -0,7% à Paris et -2,2% en petite couronne).

Si la conjoncture au second semestre peut être mise au compte d'un phénomène saisonnier constaté à chaque fin d'année, elle n'en révèle pas moins un léger tassement du marché. Il est vrai que le niveau des prix commence à peser lourd sur la solvabilité des ménages. Aussi, pour concrétiser leurs désirs d'accession, les particuliers se voient contraints, depuis plusieurs trimestres déjà, d'opter pour des logements plus petits ou de s'éloigner du centre de l'agglomération. Ceci explique le report d'intérêt de Paris vers la petite couronne, puis de la petite couronne vers la grande couronne.

Faut-il voir dans le ralentissement de la progression des prix des appartements anciens observé au 4e trimestre un signe avant coureur d'une relative désolvabilisation des acquéreurs ? La décélération du volume des ventes ne semble pas encore avoir eu de conséquence sur les prix. Les variations sur un an des valeurs ont continué sur l'ensemble de l'année 2004 à évoluer sur un rythme à deux chiffres, tant pour les appartements que les maisons.

Les progressions annuelles les plus élevées concernent les appartements anciens, notamment, en Seine-Saint-Denis (+18,2% en 2004, contre +15,2% en 2003) et dans le Val-d'Oise (+20,1%, contre +13,7%). Les plus faibles progressions se situent dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines (+13,7%) et à Paris (+14,2%). Un peu plus modérées, les hausses, toujours sur un an, des prix des maisons anciennes oscillent entre 10,3% dans le Val-de-Marne et 16,1% en Seine-Saint-Denis, pour la petite couronne, et

entre 11,6% dans les Yvelines et 13,1% dans la Seine-et-Marne, pour la grande couronne.

A Paris, le prix moyen du m2 s'élevait, à fin 2004, à 4.587 euros, soit tout de même, une augmentation de 2,4% par rapport au trimestre précédent et de 14,20% par rapport à l'année précédente. Une hausse 2004/2003 plus forte que celle enregistrée entre 2003 et 2002, qui n'était que de 11,80%. Seule consolation : la hausse touche tous les arrondissements de Paris ; elle s'est même répandue à la petite et à la grande couronnes.

Par Bernard Le Court

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