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FINANCE PERSONNELLE
  PEA : profiter des versements programmés

En phase de constitution de capital, les solutions d'épargne programmée sont particulièrement bienvenues car elles permettent d'investir en douceur. A l'instar d'autres enveloppes fiscale, le PEA peut s'alimenter par le biais de versements programmés.

 

Liberté assurée

 

Ces formules ont gagné en souplesse au cours de ces dernières années. L'investisseur fixe librement le montant à investir (le minimum est d'environ 45 euros par mois), la date (le jour du mois où il souhaite être débité sur son compte courant) et la périodicité de ses versements (mensuel, trimestriel ou semestriel).

 

En cas de coup dur, pas de problème : la plupart des établissements gestionnaires n'imposent aucune pénalité en cas de cessation de versement. A l'inverse, si sa situation financière s'améliore, l'investisseur peut décider d'augmenter ses versements, voire leur périodicité. La plupart des supports intègrent également la possibilité de verser des primes exceptionnelles (une partie du 13e mois par exemple).

 

Les avantages de la formule

 

Premier atout de ces placements programmés : se créer un capital sur le long terme. Les vertus de la capitalisation jouent ici pleinement leur rôle. Certes, pour les plans d'épargne programmée boursière, il est impossible de chiffrer à l'avance quel sera le capital obtenu au terme. Ce dernier sera fonction de l'évolution du support financier sur lequel repose le placement.

 

Les PEA programmés, que toutes les grandes banques à réseau ont mis en place depuis au moins cinq années maintenant, procurent cependant un avantage bien spécifique aux marchés financiers : le lissage des cours d'achat. Avec cette formule, l'épargne est investie sur une sicav ou un FCP. Si la Bourse monte, l'investisseur achète, chaque mois, moins de parts du support choisi. A l'inverse, si la Bourse baisse, il acquiert davantage de parts. A montant égal de versement, plus d'actions ont donc été capitalisées.

 

Bien sûr, l'effet de lissage fonctionne à plein lorsque la Bourse joue au yo-yo. Une précision : l'ensemble des OPCVM dédiés à l'épargne programmée ont été « décimalisés », c'est-à-dire qu'ils ont été fractionnés au millième pour offrir un investissement optimal. Si, par exemple, un particulier verse 45 euros par mois, et que la valeur liquidative du FCP est de 90 euros, il acquiert une demi-part de ce FCP, l'intégralité de son épargne étant investie chaque mois. C'est un atout supplémentaire de l'épargne programmée. Enfin dès le début de l'année 2003, les banques rendront éligibles à leur PEA à versements programmés, des SICAV ou FCP européens.

Par Martine Denoune

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