Assurance vie : les performances de 150 fonds profilés à la loupe
(1) ont servi en 2004 une performance comprise entre 1,72 % pour le profil prudent le moins performant de notre sélection (AGF Itinéraires Épargne) et de 12,05 % pour le profil dynamique le plus performant (Multisupport CMV de la Caisse d'assurance mutuelle vie).
Entre ces deux chiffres se situent l'ensemble des rendements des fonds profilés gérés. Compte tenu des marchés financiers (le CAC 40 a progressé de 7,40% en 2004), ces rendements ne sont pas mauvais, mais ils n'ont rien d'exceptionnel, les profils n'ayant pas profité, semble-t-il, de la volatilité des marchés. En 2004, les rendements des profils dynamiques s'étagent entre 12,05 % et 2,27%, ceux des profils équilibres entre 8,40 % et 2,28 % (au passage on notera que le plus mauvais profil équilibre fait mieux que le plus mauvais profil dynamique), enfin, les rendements des profils prudents sont compris entre 6,94% et 1,72%. Sur 50 profils examinés dans chaque catégorie, 28 profils dynamiques sont au dessus de 6%, 33 profils équilibres au dessus de 5% et 31 profils prudents au dessus de 4%.
Sur trois ans : jusqu'à 19,69%
La performance 2004, cumulée avec celle des deux années précédentes, se traduit par une performance sur trois ans allant dans le meilleur des cas des profils dynamique par 19,69% (Dynavie de Capma/Capmi), pour le meilleur profil équilibre par 15,04% (Dynavie de Capma/Capmi) et pour le meilleur profil prudent par 18,15% (Chromatys de GAN). Ce qui prouve que sur les trois dernières années, il ne fallait pas prendre de risques et qu'il était préférable d'opter pour un profil prudent ou équilibre, puisque le risque d'un profil dynamique n'apportait qu'un très faible avantage. A l'opposé, la performance la plus basse sur trois ans revient à un profil dynamique : elle est de - 19,61 % (Abondance 2 de CCF/ Erisa).
Sur trois ans (2002 à 2004), très peu de profils dynamiques sont positifs (6 au total), 19 profils équilibres sont positifs, ce qui ne représente pas la moitié des profils équilibres. Seuls tous les profils prudents sont positifs sur trois ans.
En signant des résultats aussi peu convaincants, la gestion profilée n'apporte guère la preuve de son intérêt.
Par Bernard Le Court
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