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FINANCE PERSONNELLE
  Assurance
  Supports en unités de compte: des performances bien positives

En 2005, les supports en unités de compte (on appelle, ainsi, les supports autres que les fonds en euros) ont obtenu des performances positives dans un contexte marqué par la forte progression des principaux indices boursiers. Les bons supports profilés dynamiques sont au delà de 15%.

Voici quelques exemples des performances des supports profilés :

Chez Generali Assurances vie, les fonds profilés du multisupport PHI ont enregistré les performances nettes de frais de gestion suivantes : Generali Prudence : 5,32 %, Generali Equilibre : 10,06 %, Generali Dynamisme : 16,51 %, Generali Ambition : 18,75 %.

Chez Swiss Life, les OPCVM gérés par SwissLife Asset Management (France), supports unités de compte, affichent en 2005 des performances en ligne avec leurs indices : SLF (France) Harmonie : 14,50 % (c'est un support 50% obligations, 50% actions), SLF (France) Vitalité : 18,31 % (30% obligations, 70% actions).

Chez Natexis Assurances Banques Populaires, la gamme Profil 3/6/9 a enregistré de belles performances : Fructifonds Profil 3 : 8,54% , Fructifonds Profil 6 : 16,26%; Fructifonds Profil 9 : 23,39%

Chez Pro BTP, en 2005, la performance du FCP SAF Dynamique a été de 16,60%, celle de SAF Fonds Équilibré, un placement composé environ à 30% d'actions et 70% d'obligations, a été de 10,24%.

Les performances des supports en unités de compte des contrats d'assurance-vie multisupport sont très variables selon la composition et la nature des supports financiers : les profilés «prudents» ont donné des rendements de 4 à 7%, rarement plus ; les fonds de type «équilibre » entre 7 et 14%. Les profils les plus dynamiques dépassent, parfois, 20%. Si l'écart des rendements est large, c'est parce que la composition du portefeuille des profilés est très variable. Il y a profil de gestion et profil de gestion. En fait, chaque assureur fixe la composition de ses profils en fonction de la typologie de sa clientèle. Un profil équilibré peut ne comporter que 30% d'actions chez un gestionnaire, alors qu'elles représenteront presque 50% d'un autre fonds équilibré. Difficile dans ces conditions de comparer. Au lieu donc de se fier aux appellations, il ne faut pas hésiter à demander la composition des profils, avant de souscrire. Les supports en unités de compte étant constitués de divers actifs à risques (actions, obligations, monétaires, immobilier), les évolutions de l'indice boursier CAC 40 (+23,40% en 2005), notamment, sont limitées par les performances des autres actifs moins risqués.

L'assuré supporte les pertes

Par le biais des unités de compte, l'assureur transfère le risque financier au souscripteur. Par conséquent, si l'assuré opte pour ce type de support, c'est à ses risques et périls. Certes il peut gagner beaucoup, comme en 1999 où l'indice CAC 40 avait progressé de plus de 50%. Mais, il peut, également, enregistrer des pertes significatives, comme ce fut le cas en 2000, 2001 et 2002.

Les contrats "investis en actions", familièrement appelés "DSK" ont rattappé une partie de leur retard. L'investissement dans un contrat DSK devant, nécessairement, être composé d'au moins 50% en actions, dont 5% de placements à risques, la nature du support entraîne, de fait, des performances en adéquation avec celles des marchés correspondants. Le support de l'Afer appelé «Afer Flore» qui avait fait une performance nette en 2004 de 12,77%, a réalisé en 2005 une performance exceptionnelle de 43,48 %.

Malgré leur parcours 2005, de nombreux supports DSK sont encore négatifs depuis leur création. Et bien d'autres supports DSK, alors qu'ils devraient, en principe, être plus rentables que les fonds profilés dynamiques, sont très en dessous des performances enregistrées par ces derniers.

Quelle stratégie adopter ?

Certains assurés ont enregistré sur leur contrat des pertes de 30% à plus de 50% en deux années et demi (mi-2000 à fin 2002). Pour rattraper les pertes importantes subies sur les supports en unités de compte les plus dynamiques, il faudra encore de la patience, sachant que pour regagner une perte de 50% il faut une hausse de 100%.

Les souscripteurs des contrats DSK pourront examiner avec intérêt les nouveaux contrats en actions créés par la loi de finances pour 2005, appelés NSK. Comme les DSK lancés en 1998, les nouveaux NSK apportent un avantage fiscal supplémentaire : l'exonération du prélèvement fiscal forfaitaire de 7,5%, qui, sur les autres contrats, est prélevé lors de tout rachat intervenant au delà des huit ans du contrat d'assurance après l'abattement de 4.600 euros (personne seule) ou de 9.200 euros (couple). Les transferts des contrats DSK et des autres contrats seront possibles à condition d'être effectués avant le 1er juillet 2006.

Par Bernard Le Court

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