Spécial immobilier neige : alpes
Plus encore que les appartements, les chalets attirent une clientèle qui ne compte pas quand elle aime. En Haute-Savoie, une clientèle internationale est prête à aligner sur un chèque plus de 6 zéros après l'unité.
A Megève, c'est 15.000 euros du mètre carré !
En Savoie, Courchevel avait à l'origine une réputation de station populaire. Mais tout cela semble loin maintenant. Enfin, dans les Hautes-Alpes, destination de prédilection des Niçois et des Monégasques, les prix ont monté sous l'effet inattendu des résidences de tourisme bénéficiant du classement en ZRR (zone de revitalisation rurale) !
Courchevel, l'ancienne " populaire "
Si les prix ont atteint des records, désormais ils ne grimpent plus. Descente en perspective ?
Des stations qui rénovent à tour de bras
La neige n'a pas encore fait son apparition sur les sommets mais il y fait froid et c'est plutôt bon signe pour la saison touristique qui s'annonce. Côté hébergement de vacances, les professionnels ne sont donc pas inquiets. Côté immobilier, l'ambiance est moins optimiste. " Dans l'ensemble, selon les agents immobiliers avec lesquels nous sommes en contact, on assiste à un fort ralentissement des ventes, confie maître Guy Banet, notaire à Chambéry, chargé du marché immobilier à la Chambre interdépartementale des notaires des deux Savoies. Il n'y a plus de hausse du tout. " Terminé donc les prix qui grimpaient de 15 à 20 % par an depuis quatre ou cinq ans.
Courchevel et Méribel toujours au premier plan
Selon les notaires, en Haute-Savoie, la progression a été de l'ordre de 105 % sur quatre ans et, rien qu'en 2006, elle a atteint des records : 21,7 %. La Savoie s'est montrée un peu plus sage : 76,5 % sur la même période et 13,5 % en 2006. Cela ne pouvait plus durer. Car même s'il s'agit avant tout d'un investissement plaisir, plus question pour les acquéreurs d'acheter n'importe quoi à n'importe quel prix. D'ailleurs, sur certains secteurs, on assiste même à de sérieux réajustements. Pour preuve, ce bien ancien mis à prix 950.000 euros en Haute-Tarentaise dont le propriétaire anglais vient de concéder un rabais de 125.000 euros.
Au pays du Mont-Blanc
Selon maître Banet, le neuf n'échappe pas non plus au phénomène. " A Sainte-Foy en Tarentaise, un promoteur local qui commercialise des produits entre 700.000 et 800.000 euros a dû rabaisser ses prétentions de 75.000 euros pour vendre l'un d'entre eux ", précise-t-il. Pour autant, il faut se garder de faire des généralités. Car l'état du marché de la montagne reflète la diversité des stations.