Cette photographie du patrimoine au 1er janvier de l'année d'imposition ne peut être affectée par une modification de la valeur ou de la composition du patrimoine intervenue entre le 1er janvier 2007 et la date de déclaration, à l'exception des cas où la modification aurait un effet rétroactif d'un point de vue juridique sur la valeur ou la composition du patrimoine (résolution d'un acte de succession ou de donation...).
Sous certaines conditions, certains biens font, néanmoins, l'objet d'une exonération, totale ou partielle selon les cas, et notamment :
- les objets d'art, de collection ou d'antiquité ;
- les droits de propriété littéraire, artistique et industrielle en ce qui concerne les auteurs et les inventeurs ;
- les droits à rente ou pension de retraite (incessibles et intransmissibles, sauf par réversion) servis après la cessation d'une activité professionnelle ;
- la valeur de capitalisation des rentes viagères constituées dans le cadre de l'activité professionnelle ou d'un PERP, moyennant le versement de primes périodiques et régulièrement échelonnées pendant une durée d'au moins quinze ans, sauf exceptions, dont l'entrée en jouissance intervient soit à la date de la liquidation de la pension (dans un régime obligatoire d'assurance vieillesse), soit à l'âge de 60 ans (exonération étendue aux fonds de pension étrangers - Rép. Plasait, Sén. 22 novembre 2001, n° 34.570) ;
- les sommes perçues en réparation d'un préjudice corporel ;
- les contrats d'assurance-vie non rachetables conclus avant le 20 novembre 1991, et pour ceux conclus après cette date, à hauteur des primes versées avant les soixante-dix ans du souscripteur ;
- les bois et forêts et parts de groupements forestiers à hauteur des trois quarts de leur valeur ;
- les biens ruraux donnés à bail à long terme, parts de groupements forestiers agricoles (sauf exception, à hauteur des trois quarts de leur valeur jusqu'à 76.000 euros et de la moitié de leur valeur au-delà) ;
- les biens professionnels, à savoir ceux nécessaires à l'exercice à titre principal d'une profession industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale ;
- les parts ou actions de sociétés, à hauteur des trois quarts de leur valeur, qui ont fait l'objet, sous certaines conditions, d'un engagement collectif de conservation d'une durée minimale de six ans (dit " pacte Dutreil "). Cet engagement doit porter au moins sur 20 % des droits de la société pour les sociétés cotées et 34 % pour les sociétés non cotées. Par ailleurs, l'un des associés signataire de l'engagement doit exercer des fonctions dirigeantes dites " qualifiées " au sein de la société ;
- de la même manière, les titres détenus par les salariés et les mandataires sociaux dans la société dans laquelle ils exercent leurs fonctions ou dans des sociétés liées sont exonérés, sous certaines conditions à concurrence des trois quarts de leur valeur, sous réserve de leur conservation pendant au moins six ans ;
- certaines souscriptions au capital de PME : les titres reçus en contrepartie de la souscription au capital de PME ayant leur siège dans un Etat de la Communauté européenne sont, sous certaines conditions, exonérés d'ISF.
Quant aux biens ayant fait l'objet d'un démembrement de propriété, ils doivent être compris, sauf exceptions, dans le patrimoine de l'usufruitier pour leur valeur en pleine propriété et, selon la jurisprudence, aucun abattement n'est applicable au titre du démembrement (le nu-propriétaire étant exonéré).
Quelles sont les méthodes d'évaluation à retenir ?