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FINANCE PERSONNELLE
  La rémunération des fonds en euros devrait tomber sous la barre des 4 % en 2007

Les assureurs-vie sont majoritairement investis en obligations à long terme à taux fixe. Du coup, la rémunération des fonds en euros suit mécaniquement la courbe des taux d'intérêt à long terme, qui sont très bas ces derniers mois - en 2006, l'OAT à 10 ans rapportait en moyenne 3,80 %, contre 6,30 % en 1996 par exemple.

Effectivement, les compagnies en détiennent encore dans leurs portefeuilles. Mais ces obligations arrivent progressivement à échéance. Or, pour les versements nouveaux qu'il reçoit, l'assureur n'a d'autre choix que d'investir au taux du moment. Avec des OAT à 10 ans qui rapportent environ 4 % en ce début d'année, autant dire que la performance des portefeuilles obligataires est sérieusement moyennée à la baisse.

L'an dernier, les plus-values réalisées sur les poches actions ou immobilier ont permis d'améliorer sensiblement le rendement des contrats ou fonds d'assurance-vie en euros. Cela peut représenter jusqu'à 0,25 % du taux de rendement final.

Autre moyen d'améliorer le rendement : piocher dans la provision pour participation aux excédents (PPE). Les assureurs, qui doivent tous les ans distribuer au moins 85 % des bénéfices financiers à leurs assurés-vie, peuvent placer le surplus dans cette provision et s'en servir les années de vache maigre.

Le taux de rendement moyen de l'assurance-vie en euros s'est établi à 4,10 % en 2006. Cette année, si les taux longs restent aux alentours de 4 %, la baisse moyenne de rémunération devrait être de 0,15 %, ramenant ainsi les taux de rendement nets moyens sous la barre des 4 % en 2007.

Les rendements vont continuer à s'éroder. Les obligations plus anciennes vont progressivement arriver à échéance et les assureurs auront donc à réinvestir la collecte nouvelle dans des obligations récentes à taux plus bas. Au final, le rendement des fonds en euros va peu ou prou revenir au niveau de celui des obligations à long terme, auquel il faudra cependant retrancher la marge de l'assureur. Le point d'atterrissage, si les taux longs restent à 4 %, pourrait se situer autour de 3,50 % à échéance 2012 ou 2015.

Mais, même si cette rémunération peut paraître faible, n'oublions pas que l'assuré reste complètement protégé sur ses contrats en euros.

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