SAINT-MARTIN, SAINT-BARTH, ANGUILLA
Coupée en deux par les caprices de l'histoire, l'île, découverte par Christophe Colomb, est à la fois française et néerlandaise. Dominée par le fort Louis qui dévoile une belle vue sur la baie, Marigot, capitale de la partie française, n'a pas que ses plages pour attirer les touristes. Ses maisons à l'architecture créole, son marché, ses boutiques de luxe installées le long de la marina, ses restaurants et discothèques, contribuent aussi à l'animation. Plus au nord, Grand Case est également prisée. Non seulement pour sa vaste plage, mais aussi pour ses " lolos ", ces petites bâtisses où l'on peut goûter une cuisine locale aux influences multiples. Car ici le brassage ethnique est très important : pas moins de 80 nationalités s'y mêlent.
Forte d'une activité touristique qui ne cesse de se développer et des nombreux candidats au statut de résident, la construction y bat son plein. " Elle est plus importante sur la partie hollandaise que française, reconnaît un professionnel qui poursuit, c'est le Monaco des Caraïbes, par manque de place les Hollandais construisent en hauteur et attirent le business. "
Si 12.000 Français résident à l'année (dont 3.000 environ sont des fonctionnaires de passage), tous n'ont pas les moyens de s'offrir un petit coin de paradis sur l'île. Car, côté immobilier, les prix dépassent souvent l'entendement. S'ils sont un peu moins élevés qu'à " Saint-Barth ", ils tendent tout de même à s'en rapprocher. Ici, un simple deux-pièces de standing vaut au bas mot 500.000 euros. " Chez les Européens, nous rencontrons deux types de clientèles, la première qui cherche un pied-à-terre pour ses loisirs, la seconde qui souhaite prendre sa retraite sur l'île ", explique un agent immobilier. Et pour les satisfaire, les promoteurs construisent en masse à des prix très élevés, notamment vers la baie orientale où les valeurs oscillent entre 500.000 et 900.000 euros. A Terres-Basses, sur un lotissement où 400 villas ont été réalisées, compter 2 à 5 millions de dollars, voire pour certaines 15 ou 20 millions de dollars. D'où une clientèle à 90 % américaine.
Même chose à " Saint-Barth ", petit paradis fiscal de fait, nettement plus jet-set à un saut de puce de là. A titre d'exemple, pour 6 millions de dollars, on peut tout juste s'offrir quatre chambres, 2.000 m2 de terrain, une piscine et une vue sur la mer. Mais assurément, les professionnels ne sont pas très loquaces sur les prix. Ici, la discrétion est le maître mot. Autre île qui accède au rang de ses deux voisines : Anguilla sur laquelle lorgnent les milliardaires. Du coup, ses prix explosent. Autour du golf, les villas s'échangent entre 10 et 12 millions de dollars.
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