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FINANCE PERSONNELLE
  MAROC

Le Maroc débute à Orly Ouest ! Pour Marrakech, il suffit de se présenter aux mêmes comptoirs d'embarquement que Biarritz, Nice ou Nantes. Le refuge de la jet-set française est à trois heures d'avion de la capitale. Cependant, nul n'est besoin de faire la une de " Voici " pour goûter aux plaisirs du Maroc. L'envoûtement de ses paysages est déjà un bon motif. Une seconde excellente raison réside dans les incitations fiscales mises en place par le gouvernement : tout retraité qui vit au moins 183 jours par an au Maroc et qui perçoit sa retraite dans le pays, bénéficie de 80 % d'abattement sur son impôt. Un solide argument pour les seniors. D'où leur déferlement. " Il y a trois types de clientèles : les préseniors qui bénéficient d'un bon pouvoir d'achat et qui cherchent à préparer leur retraite, les seniors entre 60 et 70 ans qui s'installent à l'année, séduits par le cadre et la fiscalité et enfin une clientèle nouvelle qui vient chercher les résidences médicalisées ", analyse Samir el-Chammah, responsable de SMAP Immo, le Salon immobilier marocain à Paris. De ce fait, poursuit-il, " toutes les villes explosent sous les projets ". Tanger, Agadir, Casablanca, Rabat, Marrakech, Fès... On ne compte plus les projets immobiliers, qu'ils concernent des complexes immobiliers de loisirs ou d'habitation traditionnelle. Et les acheteurs suivent.

Au total, on estime que 30.000 Français sont installés à l'année au Maroc auxquels s'ajouteraient 4.000 à 5.000 non-déclarés. La clientèle espagnole que la proximité du pays attire, n'est pas non plus négligeable. Même chose pour les Britanniques qui préfèrent désormais le Maroc au sud de l'Espagne. Les prix de l'immobilier y sont aussi pour beaucoup. Pour l'instant, les valeurs marocaines, bien qu'elles aient flambé, restent nettement plus abordables que sur la Côte d'Azur ou la Costa del Sol. A Essaouira, on peut dénicher un deux-pièces à 40.000 euros. A Rabat, compter entre 800 et 1.200 euros le mètre carré mais à Marrakech, les valeurs s'envolent entre 2.500 et 3.000 euros. Plus encore à Casablanca qui reste le coeur économique du Maroc : 4.000 à 5.000 euros. " Quelle que soit la ville, le prix d'un bien haut de gamme se situe en moyenne à 350.000 euros ", affirme Samir el-Chammah. Mais dans une ville prise d'assaut comme Marrakech, les valeurs grimpent de 40 % d'une année sur l'autre. " La clientèle cherche en priorité les anciens ryads de la médina et les villas construites dans la Palmeraie, explique Quitto Fierro, responsable de l'agence Emile Garcin à Marrakech, un ryad de 200 m2 au sol vaut entre 600.000 et 900.000 euros, une luxueuse villa entre 1 et 5 millions d'euros. " Du coup, le marché sature et d'autres villes lui emboîtent le pas, notamment Fès mais aussi Rabat, Tanger où d'énormes projets sont dans les cartons. Le groupe Emaar, un opérateur leader dans les Emirats arabes unis s'est engagé dans des aménagements à Tanger, Oukaïmden et Rabat. Dans cette dernière, notamment, il devrait investir 3,1 milliards de dollars dans l'aménagement de la corniche. " A mon sens, Rabat va devenir le Dubaï du Maghreb ", affirme Samir el-Chammah.

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