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LES TITRES FINANCIERS
Les titres financiers émis par une entreprise pour se financer se répartissent fondamentalement entre titres représentatifs des dettes (comme les obligations) et titres représentatifs des capitaux propres (comme les actions).
Les obligations :
- ont une rémunération qui est indépendante des résultats de
l'entreprise et déterminée contractuellement d'avance. Sauf cas
extrêmes (celui du dépôt de bilan
!), l'emprunteur touchera l'intérêt qui lui est dû, ni plus, ni moins,
que les résultats de l'entreprise soient excellents, moyens ou mauvais ;
- ont toujours une échéance de remboursement, même lointaine également
définie contractuellement. On oubliera à ce stade le cas rarissime des
dettes perpétuelles ;
- sont remboursées en priorité par rapport aux capitaux propres lorsque
l'entreprise est liquidée et que les actifs sont vendus. Le produit de
la vente va d'abord servir à désintéresser les créanciers, et ce n'est
que s'ils le sont totalement que le surplus éventuel sera alors versé
aux actionnaires.
Les actions :
- ont une rémunération sous forme de dividendes et de plus values qui est fonction des résultats de l'entreprise ;
- ne bénéficient d'aucune garantie d'un quelconque remboursement à une
échéance quelconque, proche ou lointaine. La seule " sortie " des
capitaux propres s'effectue par la cession à un nouvel actionnaire qui
accepte de prendre le relais ;
- et sont, en cas de faillite, remboursées en dernier, après que les créanciers ont été désintéressés.
Compte tenu du risque qui y est associé, les actionnaires disposent de droits de vote et donc du pouvoir de choisir les dirigeants.
Autres titres :
Au-delà de ces produits élémentaires que sont l'obligation et l'action,
les financiers ont développé des produits plus complexes pour permettre
aux entreprises de se financer. Ces produits empruntent des
caractéristiques tant aux actions qu'aux obligations. On les nomme
généralement les titres hybrides. Il s'agit principalement :
Des obligations convertibles (OC) : Obligations pour lesquelles l'investisseur peut opter pour un remboursement en cash (comme une obligation classique) ou en actions (selon une parité pré-determinée).
Des obligations remboursables en actions (ORA) : bien qu'elles versent un taux d'intérêt
fixe pendant la durée de vie de l'obligation, comme leur nom l'indique,
elles deviennent à terme des capitaux propres puisqu'elles sont
remboursées par remise d'actions de l'émetteur.
Des obligations à bons de souscription d'actions (OBSA) : Il s'agit en réalité de deux produits financiers vendus ensemble, une obligation classique et un bon de souscription d'action qui peut s'assimiler à une option d'achat (voir ci-dessous)
Enfin, l'option
est un produit financier qui ne sert pas directement à financer
l'entreprise (elle n'est en général pas émise directement par les
entreprises mais par des institutions financières). L'option est un
produit plus complexe que l'action ou l'obligation, et qui relève, dans
son emploi quotidien, de techniques de gestion financière plus que de
finance. Cependant, bon nombre d'actifs financiers peuvent s'analyser
comme la composition d'une option et d'un actif moins risqué.
L'option est le droit d'acheter ou de vendre un actif à un prix convenu
et pendant une période définie au préalable. Il existe donc des options
d'achat (" call " en franglais) et des options de vente (" put "). L'actif qui peut donc être acheté ou vendu est appelé actif sous-jacent
: cela peut être un actif financier (actions, obligations, bons du
Trésor, contrats à terme, devises, indices boursiers?) ou un actif
physique (matières premières agricoles ou minérales?).
Une fiche spécifique détaille les caractéristiques de l'action, de
l'obligation, de l'obligation convertible, des bons de souscription et
de l'option.
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