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LA REDUCTION DE CAPITAL
Une réduction de capital peut prendre la forme d'une réduction du nominal de toutes les actions par distribution
aux actionnaires de liquidités correspondantes ou d'un rachat d'actions
auquel les actionnaires sont libres de participer ou pas. Un
rachat d'actions peut, en France, être effectué au travers d'une offre
publique (si la société rachète plus de 10% de ses actions) ou sur le
marché au fil de l'eau (la société peut racheter ainsi jusqu'à 10% de
ses actions)
2. Objectifs
La réduction de capital répond à plusieurs objectifs possibles :
restitution de fonds aux actionnaires par des dirigeants qui n'arrivent
plus à trouver de projets correspondants aux exigences de rentabilité
des actionnaires ; signalisation d'un cours de bourse
sous-évalué ; renforcement indirect du poids des actionnaires qui ne
participent pas à l'opération, distribution aux actionnaires de
liquidités fiscalement moins coûteuses que le dividende.
3. Conséquences
La réduction des capitaux propres entraînera une croissance du bénéfice par action si l'inverse du PER de l'action est supérieur au taux d'intérêt après impôt de la dette contractée (ou des placements réalisés).
Les réductions de capital financées par endettement sont
économiquement saines quand elles permettent de réallouer des capitaux
propres d'entreprises arrivées à maturité avec des flux de trésorerie
prévisibles, et qui peuvent se financer par endettement, vers des
entreprises naissantes qui ont, au contraire, besoin de capitaux
propres. Elles permettent ainsi d'éviter des surinvestissements ou des
diversifications hasardeuses de la part d'entreprises arrivées à
maturité.
Les réductions de capital n'entraînent de création de valeur
que si le poids de la dette contraint les dirigeants à de meilleures
performances, ou si les actions sont rachetées à un prix inférieur à
leur valeur, ou si enfin les fonds ainsi restitués aux actionnaires
avaient dans l'entreprise une rentabilité inférieure au coût du
capital.
Le terme de réduction de capital recouvre également une
opération purement comptable (qui n'entraîne aucun flux de trésorerie).
Elle consiste, pour les entreprises ayant subi de lourdes pertes, à
imputer ces pertes sur le capital social, le réduisant d'autant. Dans
l'opération appelée "coup d'accordéon", elle est suivie d'une augmentation de capital en numéraire.
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