|
FISCALITE DES VALEURS MOBILIERES
Concernant les revenus de valeurs mobilières, le code général des impôts distingue classiquement :
Les intérêts et prime de remboursement d'un titre obligataire
Ces revenus sont intégrés au revenu global du contribuable et par
conséquent soumis à l'impôt sur le revenu, à la CSG (7,5%), à la
contribution sociale (2%) et au RDS (0,5%). Cependant, le détenteur du
titre peut opter pour un prélèvement libératoire au taux fixe de 15%,
ce qui le dispense d'intégrer cette somme à sa déclaration de revenus.
Il devra néanmoins s'acquitter des contributions sociales (CSG non
déductible, contribution sociale et RDS), soit au total un taux de 25%.
Les dividendes
Les dividendes, avoir fiscal
de 50% compris, sont intégré au revenu global du contribuable (IR, CSG,
contribution sociale, RDS). Ils bénéficient d'un abattement global
annuel de 2 400 € pour les couples mariés dont le revenu net imposable
ne dépasse pas la limite du double de la dernière tranche du barème de
l'impôt sur le revenu et 1 200€ pour les personnes seules dont le
revenu net imposable ne dépasse pas la limite de la dernière tranche du
barème de l'impôt sur le revenu. Enfin, l'avoir fiscal est imputable
sur l'impôt sur le revenu de l'année.
Les plus-values
Au-delà d'un seuil global de cession de 7 600 € par année
fiscale, les plus-values réalisées sur tous types de titres sont
imposées au taux fixe de 16% plus la CSG, la contribution sociale et le
RDS, soit 26% au total. En cas de moins-value, il est possible de les
imputer soit sur les plus values de l'année en cours, soit sur celles
des 5 années suivantes. Pour un montant inférieur, l'investisseur est
exonéré.
Les opérations financières très fréquentes peuvent cependant être soumises à des régimes particuliers.
Dans le cadre d'une offre publique d'achat
Le régime fiscal est celui des plus-values.
Dans le cas d'une offre publique de rachat d'actions
La différence entre le prix de rachat et le coût d'acquisition
des titres est intégrée au revenu global du contribuable et imposés à
sa tranche marginale d'impôts. Ces revenus ne bénéficient ni de l'avoir
fiscal ni des abattements liés aux dividendes.
Dans le cadre d'une offre publique d'échange
L'apport d'actions à une OPE présente un caractère intercalaire et par
conséquent ne donne lieu ni à imposition immédiate, ni à déclaration.
Les titres reçus sont eux soumis au régime général. L'imposition est
due le jour où les titres reçus en échange de l'OPE sont cédés ; la
plus value est calculée par rapport au prix de revient fiscal des
titres apportés à l'OPE. Dans le cas d'une soulte excédant 10% de la valeur des titres, l'échange est soumis au régime des plus-values.
La conversion d'obligations en actions nouvelles
Tout comme les échanges d'actions, ces conversions ne sont pas soumises
à imposition immédiate. La cession ultérieure est quant à elle soumise
au régime des plus-values sur la base du prix d'acquisition des
obligations, le montant des soultes éventuellement versées (reçues) y
étant ajouté (imputé).
La conversion d'obligations en actions existantes
Ce type de conversion est soumis au régime des plus-values.
Ces éléments sont donnés à titre indicatif. Les personnes physiques
ou morales doivent s'assurer auprès de leur conseiller fiscal de la
fiscalité s'appliquant à leur cas particulier.
Retour au sommaire.
|