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Guide de la finance d'entreprise

ANALYSE GRAPHIQUE

Les types de graphiques - Les moyennes mobiles - Les indicateurs - Les superpositions

Les types de graphiques

Courbe : le plus simple des types de graphiques, le graphique en courbe, relie sur plusieurs jours les relevés de cours réalisés à un même moment de la journée. En général, on représente les cours de clôture.

Bar chart : le bar chart, ou graphique en bâtonnet, permet d’obtenir de nombreuses informations complémentaires sur l’évolution d’un titre (ouverture, clôture, plus haut et plus bas). Il se lira de la façon suivante :

Chandeliers : les graphiques en chandelier, ou candelsticks, apportent aussi une information sur la journée de trading. Comme sur les bar charts, les extrémités du trait vertical indiquent les cours extrêmes de la journée, tandis que les cotés horizontaux donnent les cours à l’ouverture et à la clôture. Une journée haussière se traduira par un rectangle vide, tandis qu’une baisse sera représentée par un rectangle plein.

Les moyennes mobiles

Moyenne mobile simple : la moyenne mobile est un système simple de lissage de la courbe des cours. Elle est obtenue en prenant la moyenne des n dernières valeurs d’un titre. Elle permet d’obtenir la tendance d’évolution du titre, mais avec une inertie d’autant plus importante qu’elle sera calculée sur un grand nombre de jours.

EMA : tout comme la moyenne mobile simple, la moyenne mobile exponentielle (EMA) permet de lisser les cours d’un titre. Elle correspond à la moyenne pondérée des n derniers cours, les coefficients de pondération étant les puissances d’un nombre compris entre 0 et 1. Elle conduit donc à donner plus de poids aux cours récents et moins de poids aux cours plus anciens.

Les indicateurs

MACD : l’indicateur MACD (moving average convergence divergence) est basé sur la différence entre deux moyennes mobiles exponentielles de périodes distinctes (généralement 12 et 26 jours). On compare alors cette fonction avec sa propre moyenne mobile exponentielle (9 jours). Le croisement de ces courbes (annulation de la différence) peut servir de déclencheur d’achats ou de ventes.

Money Flow : le money flow index (MFI) est un indicateur permettant de mesurer le flux de capitaux engendré par un titre. Il correspond au rapport entre la moyenne des hausses et des baisses des n derniers jours de cotations pondérées par les volumes échangés. Compris entre 0 (baisse continue sur la période) et 100 (hausse continue), on considère qu’un niveau au dessous de 20 (au dessus de 80) correspond à un plancher (plafond) du marché. De plus, une divergence d’évolution entre la courbe du MFI et celle du sous-jacent peut signifier un retournement du marché.

Rate of change (ROC) : le rate of change est un indicateur de la vitesse d’évolution des cours. Il se calcule de la manière suivante :
ROC (n jours) = 100* [Cours (t) / Cours (t-n)]
Le ROC correspond à (1 + le taux de rentabilité sur n jour) ´ 100

RSI : le RSI (relative strength index), basé sur le rapport entre la moyenne des hausses et des baisses des n derniers jours de cotations, donne une indication sur les tendance de surachat et de survente du marché. Il est compris entre 0 (baisse continue sur la période) et 100 (hausse continue sur la période). Pour un RSI à 14 jours, on considère qu'une valeur supérieure à 70 (ou inférieure à 30) est synonyme d'une situation de surachat (survente).

Fast stoch : les indicateurs stochastiques %K et %D, construits à partir des cours extrêmes sur une période, sont toujours compris entre 0 (marché fortement baissier) et 100 (marché fortement haussier). Par construction %K est beaucoup plus volatile que %D, puisque ce dernier est une moyenne du premier. Pratiquement, on les comparera aux slow stochs pour déclencher un ordre de vente ou d'achat. On considère les valeurs 25 et 75 comme des bornes de survente et de surachat.

Slow stoch : les slow stochs sont les moyennes mobiles sur 3 jours des fast stochs (%K et %D). En pratique, on considère comme signal d'achat (de vente) le fait que le fast stoch croise le slow stoch après avoir entamé un retournement à la hausse (à la baisse). Si les stochs restent " collés " au delà des seuils (25 / 75), il est conseillé de suivre la tendance du marché.

Volume : le volume correspond au nombre de titres ou de contrats échangés pendant une journée de cotation. On peut l’exprimer soit en quantité, soit plus fréquemment en masse de capitaux échangés. Le volume peut servir d’indicateur de la qualité de la tendance, un volume important caractérisant la solidité d’un mouvement.

W%R : l’indicateur W%R, basé sur les cours extrêmes d’une période, est assez proche des indicateurs stochastiques. Compris par définition entre –100 (marché fortement baissier) et 0 (marché fortement haussier), on considère qu’un niveau inférieur à –80 (supérieur à –20) est synonyme d’une situation de survente (surachat).

Les superpositions

Bandes de Bollinger : on appelle bandes de Bollinger l’enveloppe formée par deux moyennes mobiles entourant la courbe d’évolution d’un cours. En général, on calcule le cours moyen quotidien, son écart type à 20 jours ainsi que sa moyenne mobile à 20 jours. On obtient les courbes supérieure et inférieure en ajoutant ou en soustrayant à cette dernière 2 fois l’écart-type. La bande permet ainsi de définir des seuils d’interventions.

Système parabolique SAR : le système parabolique SAR est un outil de trading définissant un seuil mobile de retournement de position. Ainsi, le croisement de la courbe des cours et de la courbe des seuils devra déclencher une inversion de position.


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