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L'ANALYSE FINANCIERE
L'actionnaire, actuel ou potentiel, comme le créancier font appel à l'analyse financière. Pour l'actionnaire, l'analyse financière mesure comment l'entreprise est capable de créer de la valeur, elle débouche normalement sur une analyse de la valeur de l'action et finalement sur une recommandation d'achat ou de vente de cette action. Pour le créancier, l'analyse financière mesure la solvabilité et la liquidité de l'entreprise, c'est-à-dire sa capacité à faire face à ses engagements et à rembourser ses dettes en temps voulu.
Cependant, il n'y a pas en analyse financière deux processus différents selon que celui qui la mène est actionnaire ou créancier. Même si la motivation finale est différente, les techniques utilisées sont les mêmes, pour la simple et bonne raison qu'une entreprise qui crée de la valeur sera solvable et qu'une entreprise qui détruit de la valeur aura tôt ou tard des problèmes de solvabilité. Au demeurant de nos jours, créanciers comme actionnaires se retrouvent autour du tableau de flux de trésorerie qui mesure pour les premiers la capacité à rembourser les dettes dues et, pour les autres, les flux de trésorerie disponibles, pilier de toute valeur.
L'analyse financière passe d'abord par une compréhension détaillée de "l'économique" de l'entreprise : compréhension du marché de l'entreprise, de la place qu'elle y occupe, de l'adéquation de ses modes de production, de distribution et de gestion des hommes à sa stratégie. Puis par une analyse détaillée des principes comptables suivis afin de s'assurer qu'ils traduisent la réalité économique de l'entreprise et qu'ils ne la travestissent pas. A défaut, point n'est besoin de faire une étude des comptes, ils n'en méritent pas la peine et l'entreprise est à éviter.
Le plan type d'analyse financière se compose de quatre étapes :
- la sécrétion de richesse (évolution de l'activité, étude de la formation des marges)...
- ... nécessite des investissements (immobilisations, BFR)...
- ... qui doivent être financés (par autofinancement, capitaux propres ou endettement bancaire et financier)...
- ... et être suffisamment rentables (rentabilité économique et rentabilité des capitaux propres, effet de levier).
Ce n'est qu'alors que l'analyste peut conclure quant à la
solvabilité de l'entreprise étudiée et à la création de valeur qu'elle peut dégager.
L'analyste peut avoir recours à l'analyse en tendance, étudiant
ainsi le passé pour diagnostiquer le présent et prévenir l'avenir, à l'analyse comparative grâce à la référence à d'autres entreprises similaires du même secteur et à l'analyse normative qui s'appuie sur des règles d'orthodoxie.
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