Le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud, a demandé au ministre du Budget Eric Woerth un complément d'information sur le dispositif d'exonération des plus-values boursières. Selon M. Migaud, la perte de recettes fiscales "est fixée à 12,5 milliards d'euros pour 2008, soit près de trois fois l'estimation qui en avait été faite. Pour 2009, elle est évaluée à huit milliards d'euros, soit près de deux fois l'estimation précédente. Aucun chiffre n'est fourni pour 2010". Pour mémoire, les plus-values sur valeurs mobilières sont taxables lorsque le montant annuel des cessions excède un certain seuil (fixé à 25 730 euros pour 2009). En outre, depuis 2006, le gain net imposable est déterminé après application d'un abattement de 1/3 par année de détention à partir de la 6e année de détention, dispositif qui commencera à produire pleinement ses effets en 2012 mais dont peuvent déjà bénéficier, sous certaines conditions, les dirigeants de PME lors de leur départ en
retraite.