Après quatre trimestres de dépression, les Etats-Unis ont indiqué, jeudi 29 octobre, que leur PIB a augmenté de 3,5 % au dernier trimestre. Mais comme Greg Burns, éditorialiste économique au Chicago Tribune l'explique : 'la bonne nouvelle a un goût de 'oui, mais''. Il faut dire que si le PIB des Etats-Unis a progressé, le taux de chômage culmine à 9,8 %, selon le Washington Post. 'Si nous n'avions pas l'aide gouvernementale, l'économie serait, au mieux, plate', commente Gus Faucher, spécialiste en macroéconomie à Moody's Economy.com, société d'analyses économiques.
Pour les économistes, il ne fait aucun doute que les programmes de soutien à l'économie lancés par le gouvernement américain, la prime à la casse et le crédit d'impôt de 8000 dollars pour les acquéreurs d'un premier logement, ont largement contribué à cette hausse.
Selon Greg Burns, les employeurs ont encore besoin d'être convaincus que la reprise économique va durer. Pour le moment, ils préféreront augmenter la durée de travail de leurs salariés plutôt que d'en embaucher de nouveaux. Le site spécialisé MoneyWatch dresse un constat assez pessimiste : 'si on supprime le boom des ventes de voitures, l'économie n'augmente que de 1,9 %'. D'autres indicateurs assombrissent le bilan : l'indice de confiance des consommateurs a baissé à 47,7 en octobre, alors qu'il était à 54,3 en septembre. Les ventes de logement neufs ont dégringolé (- 3,6 %) en septembre, quand les analystes s'attendaient à une hausse.En lire plus sur LeMonde.fr
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