L'arrivée du premier A380 au sein de la flotte d'Air France, vendredi 30 octobre, est sans aucun doute la première véritable bonne nouvelle pour la compagnie aérienne depuis de longs mois. Frappée par la crise économique, fragilisée par l'accident du Rio-Paris, le 1er juin, qui a fait 228 victimes, et maintenant défiée par ses pilotes qui polémiquent sur la sécurité de ses avions, il était temps qu'Air France annonce enfin quelque chose de positif.
Le géant des airs devait se poser à Roissy, vendredi à 16 h 30. Il s'agit de la première livraison d'une commande de douze avions. Immatriculé F-HPJA, il sera mis en ligne, le 23 novembre, entre Paris et New York. Il devrait être suivi, cet hiver, par un deuxième appareil qui volera entre Paris et Johannesburg et un troisième, vraisemblablement vers Tokyo, au printemps 2010.
A la différence des trois autres compagnies qui exploitent déjà l'A380 - Emirates Airlines, Singapore Airlines et Qantas -, et qui privilégient les classes 'avant' (premières et affaires), Air France a configuré sa cabine de façon à offrir davantage de sièges en classe économique. L'A380 d'Air France proposera ainsi 449 sièges, contre 399 chez Singapore Airlines et Emirates, et 332 sièges (plus 32 premium éco) chez Qantas. Toutes classes confondues, avec 538 passagers, la compagnie française est celle qui propose le plus de sièges (Emirates en offre 489, Singapore, 471 et Qantas, 450). Grâce à cette 'densification' plus importante de la cabine, selon le terme d'Air France, sa capacité est équivalente à celles cumulées d'un Boeing 777-200 et d'un A340-300. Ce qui permettrait au transporteur, entre Paris et New York, de substituer les vols de 10 h 30 et de 13 h 35 par un seul vol à 13 h 35.
'Pari risqué'
L'arrivée de ce très gros porteur devrait donc être synonyme d'économies pour Air France. Malgré sa taille, l'A380 consomme moins de 3 litres aux 100 km par passager, ce qui correspond à une réduction de 20 % de la consommation de carburant par rapport à l'A330. En outre, les matériaux et surtout les innovations de ceux entrant dans la composition du fuselage permettent de réduire les coûts de maintenance de l'ordre de 20 % à 25 %.En lire plus sur LeMonde.fr
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