Wall Street a terminé le mois d'octobre en net repli, mettant fin à une série de sept hausses mensuelles consécutives, tirée vers le bas par la publication d'une série d'indicateurs remettant en question d'hypothèse d'un retour rapide à la normale de l'économie américaine.
Le Dow Jones a abandonné 2,51%, 249,85 points, à 9.712,73 le S&P 500 a cédé 29,92 points, 2,81% à 1.036,19 et le Nasdaq a perdu 52,44 points, 2,5% à 2.045,11.
Sur la semaine, le Dow a lâché 2,6%, le S&P 500 a reculé 4% et le Nasdaq s'est replié de 5,1%. Durant le mois d'octobre, le Dow est resté inchangé, tandis que le S&P 500 a glissé de 2% et le Nasdaq a abandonné 3,6%.
La tendance négative, déjà perceptible à l'ouverture, s'est accélérée dès la publication des résultats définitifs de l'enquête mensuelle Reuters-Université du Michigan venue confirmer que le moral des Américains s'était dégradé en octobre.
Cet indicateur est venu s'ajouter aux statistiques rendues publiques plus tôt par le département du Commerce indiquant que les dépenses des consommateurs, moteur de l'économie américaine, s'étaient contractées de 0,5% en septembre.
"Le marché a beaucoup monté (ces derniers temps) et de nombreux fonds spéculatifs sont revenus en Bourse", rappelle Tom Alexander d'Alexander Trading.
"Ceux qui ont réalisé d'énormes plus-values ont le doigt sur la gâchette, prêts à prendre leurs bénéfices."
Aux valeurs, les financières ont été particulièrement malmenées, l'indice sectoriel a fléchi de 4,76%, de même que les énergétiques qui ont reculé dans le sillage de Chevron.
La deuxième compagnie pétrolière américaine a perdu 1,81% à 76,54 dollars après avoir fait état vendredi d'une diminution de 51% de son bénéfice trimestriel, plombé par la forte baisse des prix du pétrole et du gaz naturel et par le caractère anémique des marges de raffinage.
Chevron a en partie compensé l'impact de la baisse des prix de l'énergie en augmentant sa production de pétrole et en réduisant les coûts sur le trimestre.
L'indice S&P du secteur a cédé 3,49%.
Citigroup a de son côté perdu 5,1% à 4,09 dollars en réaction aux propos tenus vendredi par l'analyste de Calyon Marc Mayo selon qui la banque pourrait devoir déprécier dix milliards de dollars d'actifs au cours du quatrième trimestre.
Version française Nicolas Delame