(CercleFinance.com) - Selon le FMI, les mesures de relance financières sans précédent prises depuis un an ont 'réduit les risques quant au système financier global'. Le FMI vient d'ailleurs de réduire ses prévisions globales de dépréciations d'actifs de 4.000 à 3.600 milliards de dollars. Mais si 1.300 milliards de dollars ont déjà été provisionnés aux Etats-Unis et en Europe, il en reste encore 1.500 milliards à passer. Les
banques devront de nouveau lever des capitaux, estime le Fonds.
'Nous sommes sur la voie de la reprise, ce qui ne veut pas dire que les risques ont disparu', précise le directeur du département Monnaie et marchés financier, José Vinals.
Le dernier rapport global sur la stabilité financière du FMI insiste sur 'le besoin pour les banques de continuer à remettre en état leurs bilans afin qu'elles soient en état de soutenir la reprise. Sans cette étape, les risques baissiers économiques et financiers pourraient refaire surface', prévient le fonds. Il craint notamment que la hausse des actifs, par exemple des actions, ne relègue cette nécessité au second plan.
Sur les six derniers mois, le montant 'actuel et potentiel des dépréciations sur les actifs douteux, comme des prêts et des titres, s'est réduit de 600 milliards de dollars, de 4.000 à 3.600 milliards de dollars'. La détente des conditions de fonctionnement des marchés financières y est pour beaucoup.
Les banques commerciales européennes et américaines, qui ont déjà reconnu 1.300 milliards de dollars de dépréciations au premier semestre, doivent encore faire face à 1.500 milliards de dépréciations potentielles. Le fonds indique que les banques américaines ont reconnu 'un peu plus' de ces dépréciations - 60% - que leurs consoeurs de zone euro et du Royaume-Uni - 40%.
En outre, 'les bénéfices insuffisants combinés avec la poursuite de la pression du désendettement, signifie que les banques 'doivent lever davantage de capitaux.' Les banques seront confrontées d'ici 2012 à l'arrivée à maturation d'un montant sans précédent de 1.500 milliards de dollars de dette aux Etats-Unis, en zone euro et au Royaume-Uni.
Enfin, selon le FMI, il existe un risque que la capacité à accorder du crédit ne soit à l'avenir 'pas en mesure de faire face à la demande des emprunteurs souverains et des acteurs du secteur non financier'. Le FMI parle de cette éventualité comme d'un risque baissier majeur et 'suggère' de poursuivre les politiques publiques de soutien au crédit.
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