CIT Group (NYSE: CIT - actualité) , qui rebondissait hier de 31,7% à
Wall Street, rechute aussi vite de 34% ce mercredi à 1,45$ dans un marché agité par les rumeurs.
Le très fragile établissement US de crédit aux petites et moyennes entreprises serait au milieu d'une dernière phase de restructurations et pourrait céder son contrôle à ses porteurs d'obligations, croit savoir le Wall Street Journal qui cite une source anonyme. CIT pourrait offrir aux "obligataires" de la dette nouvelle sécurisée par les actifs du Groupe, ainsi qu'une majeure partie des titres de l'entité restructurée. Si les obligataires repoussent, pour un trop grand nombre, les plans, CIT risquerait encore un chapitre 11.
De son côté, l'agence Bloomberg croit savoir que Barclays Capital et l'Américain Citigroup (NYSE: C - actualité) offriraient à CIT Group de lui fournir... des crédits. Reuters, pour sa part, précise que CIT négocierait une nouvelle facilité de crédit allant jusqu'à 10 Mds$, qui pourrait aider la compagnie à rembourser la dette à maturité et éviter la faillite. Reuters ajoute que la taille de la facilité de crédit reste discutée et pourrait être largement inférieure.
Hier soir sur la cote US, le rallye de CIT Group était surtout provoqué par les rumeurs relatives à l'intention supposée du gestionnaire de hedge fund, John Paulson, de fusionner CIT avec le Groupe de crédit mortgage IndyMac. Le New York Post était à l'origine de ces premiers bruits de couloirs. Paulson compte parmi les créanciers de CIT et faisait partie du groupement ayant acquis IndyMac cette année auprès de la FDIC. Aucune négociation sérieuse n'aurait eu lieu sur le sujet entre CIT et IndyMac.