Le chômage a moins augmenté que prévu en Allemagne au mois de juin, faisant espérer la fin prochaine de la pire récession connue par le pays depuis 1945.
Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 31.000 en juin en données corrigées des variations saisonnières (CVS), a annoncé mardi l'Office fédéral du Travail, confirmant des chiffres obtenus auparavant par Reuters.
Cette hausse est en partie due à un fort recours au chômage partiel.
Les économistes et analystes interrogés par Reuters la semaine dernière anticipaient en moyenne une hausse de 45.000.
Selon Carsten Brzeski, économiste pour ING Financial markets, le marché du travail allemand est "l'une des sources d'optimisme dans la reprise", de même que plusieurs autres indicateurs pointant vers un allègement de la crise.
"Les prochains mois seront décisifs pour le marché du travail", a-t-il ajouté, soulignant que "jusqu'aux élections fédérales de septembre, le gouvernement sera très attentif à l'emploi".
De récentes modifications des méthodes de calcul de ces statistiques ont contribué à contenir la progression du chômage. Sans ces changements, la hausse des chiffres CVS en juin aurait été d'environ 50.000, a précisé l'Office.
Le taux de chômage CVS ressort à 8,3%.
En données brutes, les effectifs du chômage ont toutefois diminué de 48.000 à 3,41 millions, a précisé l'organisme, donnant un taux de chômage de 8,1%.
Mais selon des économistes, ces chiffres minimisent l'effet de la récession sur l'économie.
"Les changements de méthodes de calcul et le chômage partiel contribuent à réduire l'impact. Les entreprises vont encore devoir procéder à des ajustements et le chômage va largement dépasser les 4 millions", a prédit Alexander Koch, d'UniCredit.
Avec Jörg Völkerling, version française Marc Angrand et Gregory Schwartz