L'intérêt relatif suscité par l'édition 2009 du Tokyo Motor Show reflète son évolution de vitrine internationale du secteur automobile en Salon national. Un an après le début de la crise des subprimes, seuls les groupes japonais - à l'exception de Lotus, Caterham et Alpina - ont accepté de participer à cet événement qui a ouvert ses portes vendredi 23 octobre.
En 2007, les constructeurs venus du monde entier mettaient volontiers en avant leurs modèles les plus luxueux, puissants et gourmands en carburant. Cette fois, c'est sans fioritures que les sept constructeurs japonais, de Toyota à Mazda, occupent l'essentiel d'un espace réduit de moitié par rapport à 2007. 'Les budgets relations publiques ont fortement baissé, explique Takumi Oue, de l'Association japonaise des constructeurs automobiles (JAMA), organisatrice de l'événement. Il faut faire des choix et les groupes étrangers préfèrent s'afficher sur d'autres marchés que le Japon, où seuls 5 % des quelque cinq millions de véhicules vendus sont importés.'
Passé glorieux
De fait, et même pour les groupes nippons, l'intérêt porte aujourd'hui sur les marchés à fort potentiel de croissance. 'Le marché chinois explose, observe Gilles Normand, vice-président chez Nissan. En 2009, nous prévoyons d'y vendre 670 000 véhicules, plus qu'en Europe.' Et d'ajouter : 'Le Moyen-Orient, le Brésil ou encore l'Inde et la Russie' parmi les marchés d'avenir.
Le Japon n'est pas sur la liste et M. Normand estime que, désormais, 'le Tokyo Motor show devient un Salon national'. Une impression confirmée dans les allées. Pour combler les trous dans la salle d'exposition, les organisateurs présentent les trente modèles qui ont reçu depuis 1980 le titre de 'Voiture de l'année au Japon'. Ils ont également dressé un Motor Lounge où sont réunies quelques gloires de l'histoire de l'automobile nippone ; de la Mistubishi A de 1917, premier modèle produit en masse, au prototype de Mazda RX-500, présenté au Tokyo Motor Show de 1970.En lire plus sur LeMonde.fr
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