Les Bourses asiatiques remontaient ce matin dans le sillage de
Wall Street. Après la hausse de 1,3% du Dow Jones (
actualité) hier, les indices de la région pointaient en hausse de +0,6% pour le
Nikkei (
actualité) , +2,2% pour Hong Kong, +1% à Shanghai, +1,7% à Taiwan, +0,8% à Séoul, +1,5% à Singapour et +1,8% à Sydney.
Après une semaine de correction et une séance encore lourde hier, certains investisseurs en profitent pour revenir sur les actions à de prix inférieurs. La cote est tirée notamment par les valeurs technologiques après l'offre de Xerox (NYSE: XRX - actualité) sur ACS (Madrid: ACS.MC - actualité) , et par les valeurs pétrolières, qui profitent d'un rebond du prix de l'or noir après les tirs d'essai de missiles de l'Iran. Le baril de pétrole léger américain est plus ferme ce matin en Asie, tout près des 67$.
A Sydney, BHP Billiton (London: BLT.L - actualité) regagne 2% et Rio Tinto (London: RIO.L - actualité) prend plus de 2%. A Taiwan, le fondeurs de semiconducteurs TSMC rebondit de plus de 3% : les autorités taiwanaises ont laissé entendre qu'elles pourraient autoriser les investissements chinois à prendre des participations dans l'industrie des composants électroniques de Taiwan.
A Tokyo, le titre du courtier Nomura se reprend de 3%, après son plongeon de 22% en deux séances, dans la foulée de l'annonce d'une augmentation de capital massive.
Les valeurs exportatrices nipponnes continuent aussi de rebondir, à la faveur d'un accès de faiblesse du Yen : Nissan notamment, gagne plus de 5%, tandis que Honda Motor (Paris: JP3854600008 - actualité) avance d'environ 1%.
Les valeurs japonaises ont en revanche ignoré l'annonce d'une déflation record en août (-2,4%) et ont préféré saluer l'amorce d'un recul du Yen face au Dollar, grâce à une déclaration du nouveau ministre des Finances. Pour la première fois depuis sa prise de fonction, Hirohisa Fujii a affirmé que le gouvernement pourrait agir si les mouvements des devises devenaient trop irréguliers... Jusqu'à présent, le marché avait le sentiment que le nouveau gouvernement n'était pas prêt à agir contre l'appréciation du Yen, un facteur qui mine les exportations du pays.