La cote parisienne a clôturé mercredi sur un recul prononcé de 2,14%, pratiquement au plancher du jour. En territoire négatif depuis l'ouverture à la suite des mauvais résultats publiés par ArcelorMittal et SAP, le CAC 40 a accentué son repli dans l'après-midi après l'annonce d'une rechute inattendue des ventes de logements neufs aux Etats-Unis, pour finir à 3.664 points.
Pour la première fois en six mois, les ventes de logements neufs aux Etats-Unis ont rechuté en septembre. Elles ont reculé de 3,6%, alors que les économistes tablaient sur une poursuite de la hausse. Malgré la pénurie d'offre sur le marché immobilier, les transactions sont restées limitées dans la perspective de l'arrêt à la fin du mois de novembre des aides de l'Etat (une prime de 8.000 dollars aux primo-accédants).
A la Bourse de Paris, le secteur automobile a subi comme la veille de lourds dégagements. Renault a chuté de près de 7%, Michelin de 5,8%. Malgré une note favorable d'un courtier, Peugeot a perdu 2%.
Les valeurs technologiques ont encore été attaquées, après l'avertissement de SAP. Le géant allemand des progiciels de gestion intégrés a prévenu qu'il ne tiendrait pas son objectif annuel de chiffre d'affaire. Son activité s'est en effet repliée plus que prévu au troisième trimestre. Alcatel-Lucent, qui dévoilera ses comptes vendredi, a chuté de plus de 6%, Capgemini a glissé de 3,1% et STMicroelectronics de 2%.
ArcelorMittal a abandonné 3,1%. Les investisseurs ont sanctionné un résultat opérationnel inférieur aux attentes, alors que la chute de l'activité du sidérurgiste est toujours de près de 50% sur un an.
Seules deux valeurs du CAC 40 ont résisté à la pression baissière : France Télécom (+0,5%) et Sanofi-Aventis (+0,25%).
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