(AOF) - Le titre UBS (Virt-X: UBSN.VX - actualité) était sanctionné dans l'après-midi, avec une perte de 3,22% à 13,52 francs suisses dans un marché européen en très léger repli. Le marché est déçu par la double-annonce de la banque helvétique, qui table sur une perte au deuxième trimestre et dévoile son intention de lever 3,8 milliards de francs suisses par un placement d'actions nouvelles. L'interprétation des investisseurs est claire : l'établissement est contraint de faire appel au marché pour renforcer ses fonds propres alors qu'il s'attend à boucler un nouveau trimestre dans le rouge.
La banque assure pourtant qu'il s'agit d'une simple occasion d'investissement. ®Ce placement n'est pas lié à un événement en particulier. UBS lance cette opération afin de profiter des occasions qui se présentent actuellement sur les marchés¯, affirme un porte-parole d'UBS, interrogé par Reuters.
Le placement en question porte sur 293,3 millions de titres. Ils seront placés auprès de quelques grands investisseurs institutionnels au prix de 13 francs chacune, soit une décote de 6,9% par rapport au cours de 13,97 francs qu'affichait le cours en clôture jeudi.
Selon les informations du "Financial Times", cette opération ferait suite à des pressions de la part des autorités de tutelle, qui exigeraient que la banque suisse renforce son bilan. UBS chercherait à porter son ratio Tier 1 à 13% contre 12% actuellement, selon le quotidien américain.
(An.P)
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Selon le BCG, la crise va amener les banques à profondément changer leur modèle. Il deviendra nécessaire pour elles de se concentrer sur leurs clients, et non plus sur leurs produits. Les changements devraient notamment porter sur la taille de leur portefeuille d'activités, leur modèle de gouvernance, leur stratégie opérationnelle. En France, la fusion entre les Caisses d'Epargne et les Banques Populaires, les deux maisons mères de Natixis (Paris: FR0000120685 - actualité) , va donner naissance à la deuxième banque française. Cette opération intervient alors que les deux établissements ont enregistré de mauvaises performances en 2008. Les Caisses d'Epargne ont enregistré leur première perte historique (2 milliards d'euros) tandis que les Banques Populaires ont pƒti de leur première perte depuis la Seconde Guerre mondiale. L'Etat, qui pourrait en détenir jusqu'à 20%, va injecter 5 milliards d'euros dans le nouvel ensemble. La nomination à sa tête de l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée, François Pérol, a suscité une polémique, en soulignant l'irruption de l'Etat dans la gouvernance.