En dépit des actions vigoureuses des
banques centrales, les taux ne cessent de se tendre sur le marché monétaire.
Les banques restent très réticentes à se prêter entre elles. Hier, les taux sur le marché interbancaire en euros ont encore progressé, atteignant leur plus haut niveau de l'année. Depuis quinze séances, l'Euribor à 3 mois ne cesse de grimper en dépit des actions des banques centrales pour calmer les inquiétudes sur le système financier mondial. Rien ne semble donc devoir rétablir la confiance entre les établissements financiers. Au risque d'un assèchement du crédit.
Hier, les déboires de la Deutsche Bank et les déclarations du gouverneur de la Banque d'Angleterre et de Jean-Claude Trichet, président de la BCE, ont relancé les inquiétudes. Ce dernier a estimé que, tant que le marché immobilier américain ne se sera pas redressé, les tourments sur les marchés perdureront et les banques de la zone euro resteront " sous pression ". Mais Jean-Claude Trichet, à la différence de son homologue britannique, est resté ferme sur les taux. Pas question de les baisser : il faut assurer d'abord la stabilité des prix.