NEW YORK (AFP) - La
Bourse de New York évoluait en nette baisse jeudi à la mi-séance, pénalisée par un indicateur qui a confirmé la persistance de la crise de l'
immobilier et par certains résultats de sociétés jugés décevants: le Dow Jones (
actualité) perdait 1,11% et le
Nasdaq (NASDAQ:
actualité) 0,94%.
Vers 16H00 GMT, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) reculait de 129,13 points à 11.503,25 points, et l'indice Nasdaq, à forte composante technologique, de 21,82 points, à 2.304,06 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 abandonnait 14,45 points, à 1.267,74 points (-1,13%).
Mercredi, Wall Street avait modestement progressé, aidée par un nouveau reflux des prix du pétrole: le Dow Jones avait gagné 0,26%, le Nasdaq 0,95% et le S&P 500 0,41%.
Après avoir ouvert en petite baisse, les indices ont creusé leurs pertes après l'annonce d'une baisse plus importante qu'attendu des ventes de logements anciens en juin, en dépit d'une poursuite de la baisse des prix.
"Cet indicateur, très faible, a accentué le déclin d'un marché déjà morose après des résultats mitigés de sociétés", a expliqué Peter Cardillo, d'Avalon Partners.
Autre indicateur publié jeudi matin, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ont bondi plus qu'attendu la semaine dernière, pour s'inscrire à 406.000. C'est le niveau le plus élevé enregistré depuis la semaine du 29 mars.
"Après six séances de hausse, le marché est vulnérable à des prises de bénéfices", a expliqué Al Goldman, de Wachovia (AWO - actualité) .
Sur le front des résultats trimestriels d'entreprises, encore très nombreux, "il y a eu des déceptions notables", a expliqué Patrick O'Hare, du site d'informations financières Briefing.com. L'analyste a cité le groupe de chimie Dow Chemical (NYSE: DOW - actualité) (-1,90%) et le constructeur automobile Ford (-8,93%).
Ford a creusé ses pertes à 8,7 milliards de dollars au deuxième trimestre, soit plus qu'attendu, et a redit s'attendre à un exercice 2008 "pire que 2007", avec un second semestre "difficile". Le constructeur a par ailleurs annoncé de nouvelles mesures de restructuration.
Autre groupe sanctionné, le fabricant de photocopieurs Xerox (-4,21%) a vu son bénéfice chuter au deuxième trimestre en raison d'une charge de restructuration.
Reflétant les difficultés de certaines sociétés, l'agence de notation Standard & Poor's a abaissé son estimation de dividende moyen versé aux actionnaires des entreprises S&P 500.
Si cette moyenne reste 4% plus élevée que l'année dernière, cette croissance est la plus faible depuis 2002, a souligné l'agence.
Mais globalement, "à l'image de l'économie qui ne se porte pas si mal que ce que l'on pouvait croire, le tableau des résultats n'est pas si sombre", a estimé M. O'Hare.
Des bonnes surprises sont venues du distributeur de produits de loisirs sur internet Amazon (+15,52%), du groupe diversifié 3M (+2,40%) ou encore du groupe pharmaceutique Bristol-Myers Squibb (+2,74%).
Le titre Qualcomm (NASDAQ: QCOM - actualité) bondissait de 17,03%. L'équipementier télécoms a relevé ses prévisions de résultats annuels à la suite du règlement à l'amiable de son litige avec le groupe finlandais Nokia (Xetra: 870737 - actualité) .
En revanche, Microsoft (NASDAQ: MSFT - actualité) lâchait 3,29%. Le géant des logiciels a réorganisé ses activités Windows et internet, entraînant le départ du patron de la division chapeautant ses deux activités, qui était pleinement impliqué dans le projet - raté - de rachat de Yahoo (NASDAQ: YHOO - actualité) !.
Le marché obligataire montait. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans reculait à 4,063%, contre 4,148% mercredi soir, et celui à 30 ans à 4,628%, contre 4,700% la veille.
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