(AOF) - Citigroup (ASFZ.PK - actualité) se remet au régime et les marchés américains ne l'apprécient pas. Le titre de la première banque du pays perd 3,32% à 18,65 dollars, après la publication d'un article sur le site internet du ®Wall Street Journal¯ annonçant que le groupe s'apprêtait à supprimer 10% des effectifs de sa banque d'investissement, soit 6500 postes. D'après le quotidien, les licenciements pourraient débuter dès aujourd'hui. Fin mars, l'établissement, qui a subi 5,11 milliards de pertes au premier trimestre a déjà remercié 9000 employés, sur les 350 000 au total.
Ce plan de suppression des postes est jugé agressif par le journal, qui rappelle que l'établissement a subi 15 milliards de dollars de pertes lors des deux derniers trimestres et devrait enregistrer à nouveau plusieurs milliards de dollars de dépréciations. Jeudi, lors d'une conférence d'analystes, le directeur financier de la banque, Gary Crittenden, a annoncé que Citigroup s'attendait à des ®dépréciations substantielles¯ au deuxième trimestre, qui pourraient avoir des conséquences notables sur leur performance annuelle. La crise du crédit a déjà coûté 35 milliards de dollars à la première banque américaine, qui est le deuxième établissement le plus touché après UBS (Virt-X: UBSN.VX - actualité) .
Afin de remettre le groupe à flots, la direction de la banque compte donc sur les économies rapides réalisées avec les suppressions de postes déjà opérées et celles à venir. Mais selon elle, les créances douteuses devraient continuer de croître d'ici la fin de l'année.
La banque n'a pas confirmé le chiffre exact de 6500 suppressions de postes supplémentaires, mais son porte-parole, Dan Noonan, a déclaré : ®Citi a indiqué en début d'année qu'il comptait revoir la taille de ses activités pour s'adapter aux conditions difficiles sur les marchés¯.
M.S
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Finance - Banques
La crise des crédits à risques américains n'a pas fini d'influencer les résultats des banques européennes. En effet, selon certains analystes, celles-ci pourraient encore avoir à déprécier plusieurs dizaines de milliards d'actifs en 2008. De nouvelles provisions pourraient également fragiliser à nouveau les banques américaines. Sur le dernier trimestre 2007, le taux de défaut des consommateurs a bondi de 35,2% - la plus forte hausse en vingt-quatre ans - pour atteindre 1,4% de l'encours total des crédits. Dans cet environnement à risque, les banques centrales sont intervenues pour la troisième fois : la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque Centrale Européenne, la Banque Nationale Suisse, la Banque du Canada et la Banque d'Angleterre se sont associées pour injecter des liquidités sur les marchés financiers. Un plan de 200 milliards de dollars a été mis en place pour endiguer le regain de tensions sur les taux d'intérêt du marché monétaire.