Au premier semestre, l'équipementier
automobile Faurecia (Paris: FR0000121147 - actualité) a généré un chiffre d'affaires de 4,38 Milliards d'Euros, en retrait de -29,9% en glissement annuel, pour une perte opérationnelle de -187,3 ME à comparer à un profit de 90,3 ME un an avant. La perte nette se creuse de -22,2 ME à -364,6 ME. La dette financière se réduit légèrement à 1,467 MdE contre 1,61 MdE un an avant, en dépit de flux de trésorerie négatifs de -168,4 ME.
La filiale de Peugeot (Paris: FR0000121501 - actualité) explique avoir réduit ses coûts de 406 ME sur le semestre, compensant ainsi 60% de l'impact de la baisse d'activité. Elle évoque une "reprise d'activité" au second trimestre, qui a permis de limiter la perte opérationnelle à -27,6 ME après -159,7 ME au premier. De même, si le flux de trésorerie est négatif sur 6 mois, la variation de cash est passée d'un montant négatif de 288 ME au 1er trimestre à une somme positive de 119,6 ME au second. C'est ce qui a permis de contrôler la dette, qui avait été dégonflée par l'augmentation de capital de 446,6 ME réalisée en mai dernier.
Pour le semestre en cours, l'équipementier souligne que les prévisions en volume de CSM Wolrdwide font état d'une baisse de production automobile de -1,4% en Europe et de -20% en Amérique du Nord. Cependant, explique Faurecia, cette tendance générale doit également prendre en compte le "mix" négatif en Europe, puisque les programmes d'Etat incitatifs favorisent les petites voitures. Il est en outre difficile d'évaluer les modalités de sortie des programmes de primes à la casse. Enfin, l'incertitude demeure quant aux niveaux de production de General Motors (NYSE: GM - actualité) et Chrysler (Xetra: 710000 - actualité) en Amérique du Nord.
C'est pourquoi Faurecia table sur un recul de son chiffre d'affaires de l'ordre de -10% en Europe et de -35% en Amérique du Nord sur le semestre, tandis que les pays émergents, Chine en tête, devraient "connaître une croissance significative". La société a par ailleurs décidé de l'accroissement de ses efforts de réduction de coûts en portant son plan "Challenge 2009" de 600 à 700 ME. Cela devrait permettre de dégager au second semestre un résultat d'exploitation proche de l'équilibre et un cash-flow à l'équilibre hors coûts de restructuration.
Dans un entretien au quotidien 'Les Echos' ce matin, le président de l'équipementier Yann Delabrière se fait d'ailleurs plus optimiste. "Tandis que le premier trimestre a été franchement très mauvais, le deuxième se rapproche de l'équilibre en résultat opérationnel. Nous sommes donc en train de sortir par le bon côté", explique-t-il, ajoutant que Faurecia aura un rôle à jouer dans la recomposition du secteur qui s'annonce après la crise et "sera attentif à toutes les opportunités".