Wall Street a progressé ce jeudi, soutenu par l'indice d'activité de la Fed de Philadelphie et une nouvelle hausse de l'indice des indicateurs avancés du Conference Board qui continuent d'entretenir les espoirs de sortie de crise. La cote américaine avait pourtant débuté la séance du jour en territoire négatif consécutivement aux derniers chiffres décevants du chômage américain. Le DJIA a gagné 0,76% à 9.350 pts, alors que le
Nasdaq Composite (NASDAQ: actualité) a repris 1,01% à 1.989 pts.
Le Département US au Travail vient d'annoncer que les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage, sur un rythme ajusté des variations saisonnières, ont progressé de 15.000 pour la semaine close au 15 août pour s'établir à 576.000. Un chiffre moins bon qu'attendu puisque le consensus Bloomberg tablait sur 550.000 nouvelles demandes. La moyenne à quatre semaines atteint 570.000 pour la période terminant le 15 août. Un chiffre en hausse de 4.250 par rapport à la semaine précédente. Ainsi, les inscriptions au chômage remontent au plus haut depuis le 25 juillet.
L'indice des indicateurs avancés américains du Conference Board dévoilé ce jeudi (LEI) a augmenté encore en juillet 2009, affichant sa 4ème hausse consécutive et confirmant ainsi les perspectives d'amélioration de l'activité à six mois. Le LEI a progressé de 0,6% en juillet. Le changement sur six mois de l'indice est positif de +3% (6,2% de rythme annuel) sur la période allant de février à juillet, contre -2,8% sur les six mois antérieurs. La force des indicateurs du LEI s'est par ailleurs mieux répartie durant les récents mois. Le spread de taux, les inscriptions au chômage initiales et la semaine moyenne de travail ont contribué positivement à l'indice ce mois, compensant des contributions négatives des anticipations des consommateurs, de la masse monétaire réelle et des permis de construire.
Six (Stockholm: ECOVB.ST - actualité) des dix indicateurs du Conference Board ont augmenté en juillet aux États-Unis. Les contributeurs positifs sont donc le spread de taux, les inscriptions hebdomadaires moyennes au chômage, les heures manufacturées moyennes hebdomadaires, l'indice des livraisons fournisseurs, les prix des actions et les commandes manufacturières nouvelles hors-défense.
L'indice d'activité manufacturière de la Fed de Philadelphie a surpris positivement ce jeudi, puisqu'il montre des conditions d'activité améliorées en août 2009 et touche même un plus haut depuis novembre 2007. Il affiche en effet sa première performance positive en près d'une année, signalant le retour à l'expansion, provisoire au moins. Le fameux "Philly Fed" a grimpé à +4,2 en août contre -7,5 sur le mois de juillet. L'antenne régionale de la Fed ne s'avance toutefois pas trop en expliquant que le secteur manufacturier de la région montre quelques signes de "stabilisation". L'indicateur des commandes nouvelles a augmenté de six points pour atteindre +4,2, contre -2,2 en juillet. L'indice des livraisons s'est envolé de dix points. Toutefois, les indicateurs de l'emploi demeurent négatifs, signalant que les conditions sur le marché du travail "restent faibles". L'indice de l'emploi actuel est passé de -25,3 en juillet à -12,9 en août, sur un plus haut de 11 mois mais toujours très négatif.
Les indicateurs d'activité future se sont améliorés légèrement ce mois, continuant de suggérer que les firmes anticipent de meilleures conditions sur les six prochains mois. L'indice d'activité générale future est demeuré positif pour le 8ème mois consécutif, passant à 56,8 en août, contre 51,9 en juillet.
VALEURS DU JOUR
Limited Brands (NYSE: LTD - actualité) (-1%), propriétaire de Bath & Body Works ou encore Victoria's Secret, a dévoilé hier soir pour son second trimestre un bénéfice net en recul à 74,3 M$ et 23 cents par titre, contre un profit de 102 M$ et 30 cents de bpa un an plus tôt. Les revenus ont régressé de 13% à 2,3 Mds$, en retrait de 9% à magasins comparables. Pour le 3ème trimestre fiscal, le Groupe anticipe même un déficit par action allant de 7 à 12 cents.
Northrop Grumman (NYSE: NOC - actualité) (stable), géant américain de la défense, chercherait des acquéreurs pour ses opérations d'engineering avancé et de conseil, selon le Wall Street Journal. Le journal cite à ce sujet des sources proches de la situation. L'unité TASC de Northrop pourrait ainsi lui rapporter 1 Md$. Le WSJ estime qu'un accord pourrait être conclu d'ici la fin du mois prochain, plusieurs firmes de private equity étant déjà intéressées.
NetApp (-6%) a annoncé hier soir, pour son 1er trimestre fiscal 2010, un bénéfice net en croissance de 49% à 52 M$ et 15 cents par action, contre 35 M$ et 10 cents par titre l'an passé. Les revenus ont été de 838 M$, contre 869 M$ un an plus tôt. Hors éléments non-récurrents, l'acteur des technologies storage a réalisé un bénéfice de 76 M$ et 22 cents par titre, supérieur au consensus. Pour son second trimestre fiscal, NetApp anticipe une marge brute ajustée allant de 62,5 à 63%. Pour le 1er trimestre, la marge avait atteint 62,4%, contre 59,5% l'an passé. NetApp annonce aussi que Tom Georgens, actuel dirigeant opérationnel, va prendre les fonctions de chief executive officer, en remplacement de Dan Warmenhoven qui reste Chairman exécutif au sein du Conseil d'administration.
Sears Holdings (NASDAQ: SHLD - actualité) (-12%), la chaîne américaine de distribution, demeure en difficultés. Au second trimestre fiscal, le Groupe a essuyé un déficit net de 94 M$ et 79 cents par action, contre un profit de 65 M$ sur la même période, un an plus tôt. Les revenus ont décliné à 10,55 Mds$, contre 11,76 Mds$. Le Groupe aux enseignes Kmart et Sears a déploré une baisse de 8,6% de son activité à magasins constants sur le trimestre. Hors éléments, le déficit est encore de 17 cents par action sur la période close, alors que les analystes espéraient un profit.
Heinz (NYSE: HNZ - actualité) (+2%), le Groupe alimentaire américain, a annoncé ses comptes pour le 1er trimestre fiscal 2010, confirmant au passage ses estimations sur l'ensemble de l'exercice. La firme basée à Pittsburgh a affiché au T1 2010 des revenus de 2,47 Mds$, un bénéfice net de 213 M$ et un bpa dilué de 67 cents. L'impact des devises a réduit les ventes de 9% et le bénéfice net de 17%. A devises constantes, Heinz aurait réalisé 4,5% de croissance de l'activité, sur 5,6% de progression du bénéfice opérationnel et 9,7% d'augmentation du bpa. Les résultats reflètent 14% de croissance organique des ventes sur les marchés émergents et de solides performances en Europe et en Amérique du Nord. Sur le 1er trimestre 2009, les revenus étaient de 2,58 Mds$, sur un bénéfice net de 229 M$ et un bpa dilué de 72 cents. Sur l'exercice 2010, le Groupe entend délivrer des ventes en croissance de 4-6% à devises constantes, sur un bénéfice opérationnel en augmentation de 6-8%, à changes constants également. Le bpa annuel est attendu en progression de 5-8% à devises comparables. Heinz prévoit enfin un free cash flow opérationnel de 850 à 900 M$.
PetSmart (NASDAQ: PETM - actualité) (-11%) a annoncé hier avoir enregistré, au titre de son second trimestre, un résultat net de 39 Millions de dollars (0,31$ par action), contre 37,2 M$ (0,30$ par action) sur la même période de l'exercice précédent. Son revenu s'affiche à 1,31 Milliard de dollars, contre 1,24 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient un bpa de 0,29$ pour un revenu de 1,32 Md$. Le Groupe anticipe sur 2009 un bpa compris entre 1,37 et 1,45$, et sur le T3, un bpa entre 0,20 et 0,24$. La précédente fourchette d'anticipation 2009 du groupe allait de 1,42 à 1,52$.
Patterson (+7%) Cos a annoncé ce jeudi, au titre du 1er trimestre fiscal 2010 clos fin juillet, un bénéfice net de 45 M$ et 38 cents par titre, contre 46 M$ et 39 cents par action l'an dernier. Les ventes ont totalisé 790 M$, en augmentation de 6% en glissement annuel. Le bpa est donc conforme au consensus, alors que les revenus dépassent les attentes. L'acteur américain des marchés dentaires et vétérinaires, basé dans le Minnesota, a réaffirmé une guidance de bpa annuel allant de 1,70 à 1,80$.
Barnes & Noble (NYSE: BKS - actualité) (-3%) a dévoilé pour le second trimestre fiscal un bénéfice net en recul de 20% à 12,3 M$ et 21 cents par titre, contre 15,4 M$ et 27 cents par action l'an passé. En dehors d'un bénéfice après imposition de 4 M$ et 7 cents par titre sur un accord d'assurance, le bpa aurait été de 14 cents. Les revenus ont régressé de 5% à 1,2 Md$. Pour son 3ème trimestre, le libraire new-yorkais anticipe un déclin de 1-3% de l'activité à magasins constants. Sur l'exercice, la baisse de l'activité à magasins comparables est attendue entre 3 et 5%.
Tech Data (NASDAQ: TECD - actualité) (+3%). Au second trimestre fiscal 2010, le Groupe de Floride a affiché des ventes de 5,18 Mds$, contre 6,17 Mds$ l'an passé. Le bénéfice opérationnel a été de 53,7 M$, contre 42,2 M$. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires a été de 35,2 M$ et 70 cents par titre, contre 22,1 M$ et 42 cents un an plus tôt. Sur le 1er semestre, les ventes totalisent 10,2 Mds$, contre 12,2 Mds$ un an avant. Le bénéfice net semestriel atteint 66,9 M$, contre 43,5 M$.
DuPont (stable) va investir 120 Millions de dollars pour améliorer les capacités de production du 'Tedlar', un composant utilisé sur les panneaux solaires. Le groupe espère enregistrer plus de 1 Milliard de dollars de ventes de produits solaires d'ici 2012 et explique que le 'Tedlar' est capable de résister à l'humidité, aux rayons ultraviolets et aux intempéries. Au final, la société va dépenser environ 100 M$ pour renforcer sa capacité de production dans les installations existantes en Louisville, au Kentucky, et à Fayetteville en Caroline du Nord, à partir de 2010. Environ 20 M$ seront utilisés pour la construction d'une usine de production sur un site non encore déterminé. Une fois tous ces projets mis en place, le groupe prévoit une hausse de 50% de la production du Tedlar.
AIG (+20%). L'action profite des propos tenus par le nouveau CEO du groupe concernant sa stratégie. Le nouveau chief executive, Robert Benmosche, aurait d'ailleurs récemment mis fin à la vente d'une des unités de conseils en placement du groupe, AIG Advisor Group. Il aurait affirmé à ses employés, selon Bloomberg, qu'il allait reconstruire le groupe et ses activités et qu'il allait refuser dorénavant toutes ventes d'activités AIG à des prix qu'il considère sous-évalués, même sous la pression des autorités américaines. Robert Benmosche impose ainsi un nouveau style qui contraste fondamentalement avec celui de son prédécesseur Edward Liddy. Les investisseurs semblent apprécier particulièrement cette nouvelle direction du groupe d'assurance américain.
Gamestop (NYSE: GME - actualité) (-7%). Le leader de la distribution de jeux vidéo et de software de divertissement vient de publier ses résultats du second trimestre 2009. Ses (Paris: LU0088087324 - actualité) ventes s'affichent à 1,74 Milliard de dollars, en baisse de 3,7% en glissement annuel. Le groupe indique que malgré un gain de 200 pts de base sur le marché des nouveaux jeux vidéo, ses ventes à périmètre comparable ont baissé de 14,1% dans le sillage de la faiblesse des ventes de nouvelles consoles et d'un manque de titres forts. Le top 5 des ventes sur la période est : UFC 2009 Undisputed de THQ (NASDAQ: THQI - actualité) , Prototype d'Activision, Fight Night Round 4 de EA, NCAA Football 2010 et Ghostbusters d'Atari (ATAR - actualité) . Le résultat net trimestriel de Gamestop ressort à 38,7 M$, en recule de 32,3% en glissement annuel. Son bpa dilué est ainsi de 0,23$ contre 0,34$ un an avant. Les analystes anticipaient un bpa de 0,28$. Sur le T3, le groupe anticipe un bpa compris entre 0,27$ et 0,33$, et une baisse de ses ventes, à périmètre comparable, de 11 à 6%. Sur le T4, le bpa est attendu entre 1,47 et 1,65$, et les ventes en baisse de 7 à 1%. Sur l'ensemble de 2009, le groupe table sur un bpa compris entre 2,40 et 2,64$ (contre une fourchette d'anticipation précédente allant de 2,83 à 2,93$). Les ventes devraient baisser de 8 à 4%.
Citigroup (NYSE: C - actualité) (+8%) s'envole, titré vers le haut par une note d'analyste positif. En effet, Richard Bove, analyste chez Rochdale Securities, a expliqué que certains investisseurs anticipent désormais que le titre de la banque va être multiplié par trois en trois ans.