(AOF) - Wall Street s'attend désormais à ce que Citigroup (ASFZ.PK - actualité) enregistre une perte pour son exercice 2008. Le titre est donc en fort recul de 3,77% à 19,41 dollars à New York. Hier, lors d'une conférence d'analystes, le directeur financier de la banque, Gary Crittenden, a annoncé que la banque s'attendait à des ®dépréciations substantielles¯ au deuxième trimestre, qui pourraient avoir des conséquences notables sur leur performance annuelle. La crise du crédit a déjà coûté 35 milliards de dollars à la première banque américaine, qui est le deuxième établissement le plus touché après UBS (Virt-X: UBSN.VX - actualité) .
Citigroup compte tout de même sur une amélioration de ses résultats pour le deuxième trimestre, grƒce aux économies rapides réalisées avec les 16 000 suppressions de postes. Mais selon elle, les créances douteuses devraient continuer de croître d'ici la fin de l'année.
Après cette déclaration, plusieurs analystes ont abaissé leurs estimations concernant les résultats annuels de Citigroup, voire accentué la perte qu'ils avaient déjà anticipé.
La déclaration de Gary Crittenden vient confirmer le fait que les grands établissements bancaires continuent de faire face aux conséquences de l'effondrement du marché des "subprime" et de la baisse des liquidités.
D'après le broker UBS, Citigroup pourrait enregistrer 8,7 milliards de dollars de dépréciations en 2008. Mais le bureau d'études n'anticipe pas de nouvelles levées de capitaux. Pour le deuxième trimestre, il prévoit une perte de 40 cents par action et de 47 cents par action pour l'année complète.
M.S
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Finance - Banques
La crise des crédits à risques américains n'a pas fini d'influencer les résultats des banques européennes. En effet, selon certains analystes, celles-ci pourraient encore avoir à déprécier plusieurs dizaines de milliards d'actifs en 2008. De nouvelles provisions pourraient également fragiliser à nouveau les banques américaines. Sur le dernier trimestre 2007, le taux de défaut des consommateurs a bondi de 35,2% - la plus forte hausse en vingt-quatre ans - pour atteindre 1,4% de l'encours total des crédits. Dans cet environnement à risque, les banques centrales sont intervenues pour la troisième fois : la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque Centrale Européenne, la Banque Nationale Suisse, la Banque du Canada et la Banque d'Angleterre se sont associées pour injecter des liquidités sur les marchés financiers. Un plan de 200 milliards de dollars a été mis en place pour endiguer le regain de tensions sur les taux d'intérêt du marché monétaire.