Ce n'est qu'un pas, mais un pas tout de même, que NicOx vient de franchir dans le processus qui pourrait aboutir à la commercialisation d'un anti-inflammatoire innovant. L'agence sanitaire américaine (Food and Drug Administration) s'est en effet engagée à examiner le dossier d'homologation du naproxcinod, un composé donneur d'oxyde nitrique pour le traitement de la douleur, le produit phare de NicOx.
Voulant devenir à terme une société pharmaceutique intégrée (c'est-à-dire avec une activité commerciale), mais n'ayant pas à ce stade trouvé de partenaire déjà bien implanté sur le marché américain sur lequel elle puisse s'appuyer pour y parvenir, la firme franco-italienne s'est de nouveau tournée vers les investisseurs pour trouver les moyens de cette ambition. En l'occurrence, NicOx a émis 4 millions de nouveaux titres (soit une augmentation de 8,5% de son capital) à 7,50 euros l'unité, dans le cadre d'un placement privé accéléré. La réussite de l'opération, qui amène 30 millions d'euros à la société, doit beaucoup à l'identité du principal souscripteur : le Fonds stratégique d'investissement. Ce dernier détiendra désormais 5,1% du capital de NicOx, en échange de la nomination d'un administrateur. Alors que plan cancer ou plan Alzheimer concentrent une bonne part des ressources allouées par l'Etat aux enjeux de santé publique, c'est un remarquable témoignage de la capacité de conviction de la société.
Et, en fonction des conditions de marché, NicOx prévoit de lancer ultérieurement une augmentation de capital, avec maintien du droit préférentiel de souscription, pour l'ensemble des actionnaires. Le cas échéant, le FSI y souscrirait à hauteur de ses droits, voire au-delà.
Dans la logique suivie par NicOx depuis plusieurs années (lire notre précédent article pour un rappel des écueils que le groupe a affronté), cette opération est tout à fait pertinente. Dès lors qu'il est convaincu du succès du naproxcinod, le groupe a tout intérêt à maximiser ses r... lire la suite de l'article sur Capital.fr