Le Sénat adopte la réforme du crédit à la consommation
De fait, tout avait été ficelé en amont par la commission spéciale chargée de proposer le texte au vote et qui a arbitré quelques aménagements significatifs : mise en place d'une commission pour examiner le principe de création d'une centrale des crédits aux particuliers, réforme des règles de l'usure par catégorie de montants (jusqu'à 3.000 euros, puis 6.000 euros, et au-delà), obligation pour les prêteurs de proposer aux clients un crédit amortissable au-delà d'un certain montant. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait évoqué lors des auditions une somme de 1.000 euros. Mais aucune des réformes réclamées par différents bans politiques et des organisations de consommateurs n'a été retenue, comme la dé-liaison des cartes de fidélité et de crédit, l'indexation de l'usure sur d'autres indicateurs, la suppression du commissionnement des vendeurs pour les offres de crédit ou encore, comme le réclamaient quelques uns ainsi que la grande distribution, la création immédiate d'un fichier positif.
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