Crédit immobilier : probable maintien des taux jusqu'à la rentrée
Mais à la rentrée de septembre, une légère remontée du loyer de l'argent n'est pas à exclure, compte tenu de la progression des OAT (obligations assimilables du Trésor). "Bien que la Banque centrale européenne combatte la crise du crédit, les marchés s'inquiètent de la montée des déficits publics et du retour possible de l'inflation", analyse Geoffroy Bragadir, chez Empruntis.
En attendant, les emprunteurs disposent actuellement d'une fenêtre de tir pour renégocier leurs prêts. A moins de leur avoir confier de confortables placements, les banquiers refusent généralement de revoir les conditions de crédit de leurs clients. La solution consiste donc à trouver un autre établissement de crédit, prêt à racheter le crédit existant. D'après Empruntis, cette opération vaut la peine, dès lors que le différentiel de taux de crédit atteint 0,50 point au minimum.
En rachetant son emprunt, le particulier décaisse 5.872 euros d'indemnités de remboursement anticipé et le nouveau crédit lui coûte 93.873 euros.Avant d'évaluer son économie, il faut prendre en compte deux cas de figure pour calculer l'impact d'un rachat sur la garantie du crédit.
* Première hypothèse : garantie avec une caution mutuelleL'emprunteur a garanti son prêt de 200.000 euros contracté à 5,40% en octobre 2008, avec une caution mutuelle. Une nouvelle prise de garantie lui coûtera au final 750 euros, compte tenu de la récupération partielle de sa première caution mutuelle. Son économie se calcule comme suit :coût total de l'ancien crédit, minoré de trois postes de dépenses : coût du nouveau crédit, intérêts déjà remboursés et prise d'une nouvelle caution mutuelle. Cela correspond à une économie de 24.953 euros se ventilant comme suit : 127.600 euros - (93.873 euros + 8.024 euros + 750 euros).
L'emprunteur a garanti son prêt de 200.000 euros contracté à 5,40% en octobre 2008, avec une hypothèque. Le notaire devra lever la première hypothèque, ce qui entraînera des frais de 872 euros. Et en prendre une nouvelle, ce qui se traduira par des frais de 3.000 euros. Le poste "garanties" ressort donc à 3.872 euros. L' économie de l'emprunteur se calcule comme suit :coût total de l'ancien crédit, minoré de trois postes de dépenses : coût du nouveau crédit, intérêts déjà remboursés, levée puis prise d'une hypothèque. Cela correspond à une économie de 21.831 euros se ventilant comme suit : 127.600 euros - (93.873 euros + 8.024 euros + 3.872 euros).Un constat s'impose : l'opération de rachat s'avère plus intéressante avec une caution mutuelle comme prise de garantie qu'avec une hypothèque. De plus, l'emprunteur peut tenter de négocier le montant des indemnités de remboursement anticipé avec son premier banquier.MARTINE DENOUNE, Les Echos