Comme en France ou en Allemagne, la récession a pris fin au Japon, selon les données publiées cette nuit. Le pays a affiché une croissance de 3,7% en rythme annualisé, soit 0,9% au second trimestre 2009. C'est un peu moins que les 1% projetés par le consensus des économistes (Bloomberg), mais cela marque une sérieuse embellie après le -3,1% du trimestre précédente, soit -11,7% en rythme annualisé (révisé par rapport à -3,8% / -14,2% en première lecture).
"La croissance a été soutenue par l'export et les plans de relance, mais il est difficile de penser qu'ils continueront tous les deux à soutenir l'économie", a indiqué Takahide Kiuchi, le patron de l'économie chez Nomura, cité par l'Agence Bloomberg. Comme d'autres pays qui ont retrouvé le chemin de la croissance, le Japon a en effet profité d'une reprise de son export (+6,3% en glissement séquentiel) mais aussi de ses mesures gouvernementales comme la prime à la casse pour relancer la machine.
Pour autant, ce retour à la croissance ne déride pas des marchés asiatiques en forte baisse ce matin, à l'image d'un Nikkei 225 (actualité) japonais qui a clôturé en baisse de -3,1% ce matin, alors que Hong Kong perdait -2,64% à la coupure de mi-séance. A Sydney, le S&P ASX 200 reculait de -1,51% en fin de parcours, tandis qu'en Corée, le KOSPI rendait -2,8% dans les derniers échanges. Les plus fortes baisses sont cependant à rechercher du côté des marchés chinois, qui connaissent une quinzaine bien difficile : le Shanghai Composite plonge de -5% (sa plus forte baisse depuis novembre 2008) tandis que l'indice CSI300 reculait de plus de 4% dans les derniers échanges. Les mauvaises statistiques américaines publiées vendredi et les craintes d'une consolidation en septembre après un début d'été tout feu tout flamme poussent les investisseurs à sécuriser leurs gains ce matin, pour ce qui se révèle en Asie comme l'une des plus fortes baisses de ces derniers mois.