Wall Street pointait de nouveau en hausse ce vendredi, alignant sa 5ème séance de rallye. Les publications des entreprises soutenaient la tendance,
Google (NASDAQ: GOOG - actualité) ,
IBM (NYSE: IBM - actualité) et les bancaires
Bank of America (NYSE: IKJ - actualité) ou
Citigroup (NYSE: C - actualité) ayant globalement rassuré. Par ailleurs, les derniers indices de l'
immobilier montraient des signaux d'une légère amélioration. Cependant, la chute du titre
General Electric (NYSE: GE - actualité) pesait sur le marché, les investisseurs sanctionnant le manque de visibilité des activités du géant industriel et financier. Le DJIA gagnait 0,37% à 8.744 pts et le
Nasdaq (NASDAQ: actualité) prenait 0,08% à 1.887 pts.
Selon le Département américain au Commerce ce vendredi, les mises en chantier de logements aux Etats-Unis sur le mois de juin 2009 se sont établies sur un rythme annuel ajusté des variations saisonnières de 582.000 unités, en hausse de 3,6% en comparaison du niveau de mai (562.000), mais encore en vif déclin de 46% par rapport à juin 2008 (1.078.000 unités alors affichées). Les permis de construire sont ressortis sur un rythme ajusté des variations saisonnières de 563.000 unités en juin 2009, en vive croissance de 8,7% en comparaison du niveau de mai (518.000 unités), mais en déclin encore prononcé de 52% par rapport à juin 2008 (1.174.000 unités).
D'après la National Association of Home Builders hier jeudi, l'indice US des constructeurs immobiliers a montré une amélioration des conditions de ventes en juillet 2009, même si les industriels demeurent inquiets des perspectives d'activité. L'indice du sentiment des industriels a augmenté de deux points, à 17 en juillet contre un consensus de place logé à 15. Les constructeurs et promoteurs reconnaissent que la recovery sera lente, avec un certain nombre de "forces négatives", selon l'économiste de la NAHB, David Crowe. Les inquiétudes concernent la poursuite des problèmes de crédit, les saisies, mais aussi la faiblesse du marché de l'emploi. L'indice de confiance est tout de même au plus haut depuis septembre 2008.
VALEURS DU JOUR
Google (-3%) a publié jeudi soir ses comptes du second trimestre 2009. Le PDG Eric Schmidt juge que le trimestre a été très bon, particulièrement compte tenu de l'environnement économique. Google a affiché des revenus de 5,52 Mds$ sur le trimestre clos fin juin, en hausse de 3% en comparaison de l'an dernier. Les coûts d'acquisition du trafic ont été de 1,45 Md$, à 27% des revenus publicitaires. Les revenus "hors TAC (Berlin: TDC.BE - actualité) " ont représenté 4,07 Mds$, contre 4,06 Mds$ de consensus. Le bénéfice net GAAP du second trimestre 2009 a été de 1,48 Md$, contre 1,25 Md$ sur le T2 2008. Le bénéfice net non-GAAP est ressorti à 1,71 Md$, contre 1,47 Md$ l'an passé. Le bpa GAAP a été de 4,66$, contre 3,92$ l'an dernier. Le bpa non-GAAP a enfin représenté 5,36$, contre 4,63$ l'an dernier et 5,09$ de consensus. Le bénéfice opérationnel GAAP a été de 1,87 Md$, à 34% des revenus, contre 1,58 Md$ et 29% des revenus l'an dernier. Le bénéfice opérationnel non-GAAP a été de 2,17 Mds$ et 39% des revenus, contre 1,85 Md$ et 34% un an plus tôt.
IBM (+4%) a publié ce jeudi soir, pour son second trimestre fiscal 2009, un bpa dilué de 2,32$ en croissance de 18%. Le free cash flow a été de 3,4 Mds$, pour un niveau de cash total de 12,5 Mds$. IBM en profite pour rehausser ses prévisions annuelles 2009 de bpa, visant désormais un bénéfice par action de plus de 9,70$, contre plus de 9,20$ auparavant ! Ainsi, le bpa 2010, quant à lui, serait largement dans les rails pour ressortir entre 10 et 11$. Sur le trimestre clos, le bénéfice net a été de 3,1 Mds$, en croissance de 12%, sur une marge nette de 13,3% en hausse de 3 points. La marge avant imposition atteint 18,3%, en croissance de 4,1 points soit sa plus forte hausse depuis trois ans. La marge brute totalise 45,5%, en augmentation de 2,3 points. Les ventes trimestrielles se montent à 23,3 Mds$, en déclin de 13%, ou 7% hors impact des devises. En 2009, IBM espère un bénéfice avant imposition sur le segment software en croissance sur un rythme à deux chiffres, atteignant ainsi 8 Mds$. IBM a signé des contrats de services totalisant 14 Mds$ (+3% ajusté des devises et -5% au total) durant le trimestre, avec 17 contrats de plus de 100 M$.
Mattel (NYSE: MAT - actualité) (+8%), géant du jouet, a annoncé pour son second trimestre 2009 un bénéfice net de 21,5 M$ et 6 cents par titre, contre un résultat net de 11,8 M$ et 3 cents par action l'an dernier. Au regard de l'économie globalement difficile, le dirigeant du Groupe, Robert A. Eckert, estime que les résultats ont atteint les objectifs de Mattel. Les ventes trimestrielles ont chuté de 19% à 898 M$, contre 1,1 Md$ un an plus tôt. Les effets de changes ont été défavorables de 5%. L'activité a reculé de 12% aux US et de 26% à l'international. Le bénéfice opérationnel a été de 32,5 M$, contre 30,6 M$ l'an dernier.
CIT Group (NYSE: CIT - actualité) (+71% !). Après avoir chuté de 75% hier sur des craintes de faillite, le dossier se réveillait à Wall Street dans l'espoir d'un sauvetage. Selon l'agence Reuters, CIT discuterait avec JP Morgan Chase et Goldman Sachs (NYSE: GS - actualité) d'un financement de court terme, afin d'éviter un placement sous protection du chapitre 11. L'agence de presse cite une source proche de la compagnie... Rappelons que CIT Group n'est pas parvenu à négocier une aide financière du gouvernement. CIT est un leader américain... du financement (!) des petites et moyennes entreprises. Le Groupe vieux d'un siècle recherche 2 à 3 Mds$ de fonds privés, a confirmé CNBC, selon lequel CIT Group travaille dans le même temps à mettre en forme une offre d'échange de 5 Mds$ de dettes contre equity afin de restructurer son bilan.
General Electric (-6%), le colosse industriel et financier de Fairfield, a publié pour son second trimestre 2009 un bénéfice des opérations continues attribuable au Groupe de 2,9 Mds$ - soit un bpa attribuable aux actionnaires ordinaires de 26 cents - en recul de 47% en glissement annuel (contre 5,4 Mds$ au T2 2008). Les ventes trimestrielles ont été de 39,1 Mds$ sur les opérations poursuivies, en retrait de 17% en comparaison de l'an dernier (-12% hors effets de changes). GE précise que ces chiffres sont "en ligne" avec ses attentes. Les revenus de GE Capital Services ont corrigé de 29% à 13,4 Mds$ et les ventes industrielles sont ressorties à 26 Mds$ (-7%). Le cash généré par les activités opérationnelles atteint 7,1 Mds$, "au-dessus des plans". Il est cependant en baisse de 24%, en comparaison des 9,3 Mds$ de l'an dernier. Le backlog total d'équipements et de services est resté pratiquement stable à 169 Mds$. A 26 cents, le bpa a chuté de 52%. Les ventes industrielles ont corrigé de 7% et les revenus de services financiers ont plongé de 29% avec GE Capital. Les bénéfices des activités d'infrastructures énergétiques ont augmenté de 13%, mais les profits dans les infrastructures technologiques ont décliné de 11%. La marge opérationnelle des activités industrielles est ressortie à 16,3%. L'entité Capital Finance a gagné 590 M$ durant le trimestre, et est en bonne voie "pour être rentable en 2009". Parmi les motifs de satisfaction, GE souligne la bonne tenue des activités de services avec un backlog de commandes record de 122 Mds$ et une croissance positive des bénéfices durant le 1er semestre 2009. La solidité de ces activités devrait se confirmer durant le second semestre, à en croire le Groupe.
Bank of America (-2%), la banque américaine de Charlotte, a publié à son tour de vendredi ses comptes du second trimestre 2009. Le bénéfice net trimestriel totalise 3,2 Mds$. Après déduction des dividendes préférentiels de 805 M$, dont les 713 M$ payés au gouvernement américain, le bpa dilué a été de 33 cents. Avant imposition et provisions, le bénéfice trimestriel a été de 16 Mds$ selon BofA, qui cite un "nouveau bon trimestre sur les marchés de capitaux et dans le crédit immobilier". L'établissement met en avant une solidité de capital renforcée avec un ratio Tier 1 de 11,93%. La banque a ajouté 4,7 Mds$ à ses réserves pour pertes de crédit, et accordé 211 Mds$ de crédits sur le trimestre. A 3,2 Mds$, le bénéfice net trimestriel est à rapprocher des 3,4 Mds$ de profits du second trimestre 2008. Le bpa était de 72 cents sur ce T2 2008. Sur l'ensemble du 1er semestre 2009, la banque a dégagé un bénéfice net de 7,5 Mds$ soit un bpa de 75 cents par titre. Le PDG, Ken Lewis, estime que des challenges difficiles attendent son Groupe du fait de la faiblesse de l'économie globale, de la croissance du chômage et de la détérioration de la qualité de crédit, qui affectera la performance sur le reste de l'année ainsi qu'en 2010. Cependant, le dirigeant se dit convaincu de la capacité de la banque à "traverser la tempête" et émerger en leader dans les services financiers "aux Etats-Unis et dans le monde".
Citigroup (-1%) a publié ses comptes du second trimestre fiscal 2009, affichant sur la période un bénéfice net de 4,3 Mds$ et 49 cents de bpa dilué, contre 2,5 Mds$ de pertes et 55 cents de déficit par action un an auparavant. Les revenus du second trimestre totalisent 30 Mds$. Cependant, ces résultats comprennent un gain avant imposition de 11,1 Mds$ (6,7 Mds$ après imposition) associé à la transaction de joint venture Morgan Stanley Smith Barney finalisée le 1er juin. Les résultats du jour reflètent aussi le réalignement déjà annoncé de Citi en deux principaux segments, Citicorp et Citi Holdings. Un 3ème segment, Corporate/Other, consiste en diverses activités corporate. Les revenus trimestriels, à 30 Mds$, sont en hausse de 12,4 Mds$ en glissement annuel avec surtout le gain "Smith Barney". L'entité dédiée aux clients institutionnels a affiché 2,8 Mds$ de résultat net, en croissance de 17%. La banque régionale consommateurs a vu ses dépôts progresser sur toutes les régions en séquentiel, par rapport au précédent trimestre. En Amérique du Nord, les dépôts ont augmenté de 6% séquentiellement. Les coûts du crédit ont augmenté de 12,4 Mds$ avec une addition de 3,9 Mds$ aux réserves pour pertes de crédit. Les dépenses opérationnelles ont été de 12 Mds$, déclinant de 21% en glissement annuel. Les effectifs ont baissé de 30.000 "têtes" environ en comparaison du 1er trimestre 2009, à 279.000, essentiellement avec la transaction Smith Barney. La position de capital s'améliore avec un Tier 1 de 12,7%, contre 8,7% sur le second trimestre 2008 et 11,9% en fin de 1er trimestre 2009.