Menacé de boycott en Chine, le patron de
LVMH monte au créneau : Dans un entretien publié ce matin par 'Le Figaro', Bernard Arnault dément soutenir la moindre cause politique ou religieuse, au Tibet ou ailleurs. Mais il reproche aussi aux Occidentaux de mener un mauvais combat contre la Chine, et rejette l'idée d'un boycott, même partiel, des Jeux Olympiques de Pékin.
"Je réfute catégoriquement les allégations portées contre nous (...). La volonté du groupe a toujours été, et demeure, de ne s'impliquer dans aucune cause religieuse ou politique, au Tibet comme ailleurs". Les rumeurs de financement du dalaï-lama par LVMH n'ont "absolument aucun fondement", ajoute-t-il.
Le dirigeant affirme que, pour l'instant, les ventes du numéro un mondial du luxe n'ont pas été affectées en Chine : "les conséquences pour notre groupe sont très limitées"... Pour Bernard Arnault, "si l'on peut être choqué de ce qui se passe au Tibet, il est également choquant de voir des attaques contre la Chine", qui a "besoin de temps (...) Je crois qu'il faut se garder de donner des leçons (...). Boycotter une partie des JO n'est pas une solution".