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Banque centrale européenne (BCE), les banques européennes sont encore loin d'une sortie de crise ! Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière, publié hier, la banque centrale estime en effet que les risques pour la stabilité du secteur financier restent élevés en Europe. Elle évalue à 283 Milliards de Dollars les pertes potentielles supplémentaires pour les banques de la région sur 2009 et 2010, pertes qui seront essentiellement liées à des défauts de crédit...
Ces nouvelles dépréciations porteraient à 649 MdsE le 'trou' pour 2007-2010, un chiffre impressionnant, mais qui reste bien inférieur aux estimations du FMI, qui s'attend de son côté à plus de 900 Mds$ de pertes sur la même période.
La BCE s'inquiète particulièrement de la dégradation des perspectives de l'économie européenne, qui entraîne une hausse des défauts de paiements... Un point positif toutefois : la situation s'est améliorée sur le marché monétaire, qui s'était gelé après la faillite de Lehman Brothers (NYSE: LEH - actualité) en septembre 2008 et la volatilité s'est réduite au cours du premier semestre.
Alors que le débat sur des "stress tests" à l'américaine, divise les pays européens, la BCE encourage les banques à renforcer leurs fonds propres et à profiter des programmes de soutien mis en place par les gouvernements et la BCE. Elle a néanmoins évité le catastrophisme, en estimant que "la plupart (des grandes banques européennes) semblent être suffisament bien capitalisées pour résister à des scénarios de récession sévère".
Evoquant le danger d'une détérioration de la situation en Europe de l'Est, la banque estime que le système financier pourrait y résister et "ne serait pas mis sous pression de façon excessive", même si certains établissements seraient très affectés.
Par ailleurs, l'institut d'émission a aussi attiré l'attention pour la première fois sur les risques encourrus par le secteur de l'assurance, très exposé aux obligations : "Le ralentissement de l'activité économique pèse sur la performance sous-jacente des assureurs de la zone euro et les tensions sur les marchés financiers continuent de poser problème pour la stabilité des revenus des investissements", souligne ainsi le rapport.