(AOF) - Carlsberg (Copenhague:
DCARLB.CO -
actualité) remonte la pente. Le titre gagne 1,63% à 685 couronnes danoises, après avoir perdu plus de 5% ce matin. Les investisseurs ont d'abord mal réagi à l'annonce d'une
augmentation de capital de 30,5 milliards de couronnes danoises (4,06 milliards d'euros), qui représente une
décote de 40% par rapport au cours de clôture de mercredi. Le brasseur danois souhaite ainsi rembourser le prêt relais de 31 milliards de couronnes contracté pour s'offrir 55% de son concurrent britannique Scottish et Newscastle.
Rappelons que Carlsberg avait conclu en début d'année avec le néerlandais Heineken (Amsterdam: HEIA.AS - actualité) le rachat de S\&N pour 7,8 milliards de livres sterling ou 9,9 milliards d'euros.
Le groupe a indiqué que l'augmentation de capital devrait lui permettre de conserver ses notations de crédit. Il entend également retrouver de la marge de manoeuvre afin de procéder à d'éventuelles acquisitions en Asie.
Mais le rabais consenti sur le prix des nouvelles actions n'est pas pour autant bien perçu par le marché. Cité par l'agence Reuters, un analyste de la banque danoise Gudme Raaschou estime ainsi que la décote est "vraiment grande".
La semaine dernière, le spécialiste de la bière avait déjà déçu les investisseurs en publiant un bénéfice avant impôt et frais financiers de 388 millions de couronnes danoises ou 52 millions d'euros, contre 402 millions de couronnes danoises un an plus tôt.
Ce résultat était largement inférieur au consensus, qui tablait sur 444 millions. Le chiffre d'affaires du cinquième brasseur mondial avait toutefois augmenté de 6% à 9,4 milliards.
Malgré ces déboires, la direction de Carlsberg avait affiché sa confiance. "Nous sommes en tous points armés pour relever les prochains défis après le rachat de S\&N", avait notamment déclaré le directeur général, Joergen Buhl Rasmussen.
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(AOF) EN SAVOIR PLUS
LE SECTEUR DE LA VALEUR Agroalimentaire Dans un contexte de surenchérissement du coût de leurs matières premières, les groupes agroalimentaires doivent compter sur la force de leurs marques pour bénéficier d'un rapport de force avec les distributeurs. Ainsi pour Nestlé et Danone (Paris: FR0000120644 - actualité) , il s'agit de coller à la stratégie des groupes de luxe qui visent à créer un univers autour de leurs marques, dans un environnement marqué par l'érosion du budget des français consacré à l'alimentation. Toutefois pour les plus petits groupes, comme Bonduelle (Paris: FR0000063935 - actualité) , la situation est très tendue : les analystes doutent de la capacité de l'entreprise à répercuter pour 2008 la hausse du cours des matières premières auprès des distributeurs alors que sa marge opérationnelle courante est déjà faible.