Loyers à Paris : souvent plus que 34% des revenus
Parfois, ce seuil du tiers des revenus consacrés au poste logement est dépassé par des locataires modestes et/ou célibataires. Plus précisément, il est fréquent que le loyer dépasse le cap 35% du budget du ménage, chez les titulaires de revenus mensuels inférieurs à 2.000 euros.
Généralement deux grands types de locataires ont dû mal à boucler leur budget de location. D'une part, certains seniors confrontés à un effet de ciseaux lié à leur baisse de revenus à l'âge de la retraite et au maintien de leurs charges financières de logement. Résultat : pour 65 % des ménages, la part de loyer dépasse le quart de leur budget. Pour 17% des personnes de plus de 65 ans, le loyer absorbe plus de 45% de leur budget. Certains locataires âgés se trouvent même en situation d'impayés de loyer.
L'autre catégorie de locataires vulnérables est constituée par les jeunes. " Un tiers des jeunes de moins de 25 ans doivent régler un loyer supérieur à 45% de leurs revenus " souligne l'ADIL 75. Généralement les parents les aident à y faire face. Et de citer, l'exemple d'un étudiant en philosophie. Agé de 28 ans, il perçoit 600 euros mensuel comme surveillant d'éducation et, reçoit une aide financière de sa mère, pour honorer un loyer de 800 euros mensuel, pour un studio de 35 m2 dans le VI°.
Pour alléger leur poste consacré au logement, nombre de candidats à la location, et en particulier de jeunes, ont tendance à privilégier la co-location. Le mouvement commence même à se développer auprès de personnes mures, voire de seniors encore valides. Pour 87% des personnes interrogées dans un sondage IPSOS, " la co-location constitue une bonne solution pour se loger à un prix abordable dans un logement souvent spacieux. En outre, le partage du loyer entre plusieurs co-titulaires du bail en sécurise le paiement ".
Si la co-location s'avère souvent un bon plan pour les candidats à la location, elle constitue une aubaine pour les propriétaires. " Cependant, quelques bailleurs en profitent pour proposer leur appartement à un prix supérieur à celui habituellement pratiqué " avertit l'ADIL.