United Anodisers (ex COIL (Paris:
BE0160342011 -
actualité) ), leader mondial de l'anodisation de l'aluminium, annonce ses résultats du 1er semestre 2009.
La forte récession mondiale qui a affecté l'ensemble des secteurs industriels a significativement pesé sur l'ensemble des activités du Groupe au 1er semestre 2009. La baisse brutale et soudaine des cours de l'aluminium laminé fin 2008 a notamment entraîné sur la période un mouvement de déstockage massif dans la chaîne de distribution.
Dans ce contexte sans précédent dans l'histoire du Groupe, United Anodisers a enregistré au 30 juin 2009 un chiffre d'affaires consolidé de 11 ME en repli de 27,4% à taux de change constant et en recul de 30,3% en données publiées par rapport à la même période de l'année précédente.
Face à cette situation, United Anodisers a mis en place une politique active de réduction de ses coûts, tout en adaptant ses investissements et sa capacité de production au niveau de la demande. Dans l'anodisation en continu, ces mesures ont principalement porté sur la réduction de la capacité de production et la concentration de la production sur quelques lignes. Ces actions ont permis de maintenir, voire d'améliorer le taux de marge brute, grâce à des économies sur les charges d'énergie, de produits chimiques et d'emballages. Les charges de personnel ont également pu être réduites temporairement, grâce à la mise en place de mesures de chômage technique.
Dans l'anodisation par lots, l'amélioration de l'activité au 2ème trimestre a nécessité le maintien de la capacité de production. Communiqué de presse du 15 septembre 2009 2 Les autres initiatives pour préserver les ressources financières du groupe ont inclus une amélioration de la gestion des besoins en fonds de roulement, une réduction des investissements - à l'exception de ceux qui avaient un 'pay-back' rapide ainsi que des réductions de coût dans les fonctions non opérationnelles.
Au total, United Anodisers a enregistré des coûts de restructuration pour un montant d'environ 0,19 ME sur la période. Ces efforts permettront à plus long terme une amélioration de la rentabilité et du cash flow quand l'activité reprendra.
L'impact d'une baisse marquée des ventes sur les résultats du groupe est important ; les coûts variables ne représentant qu'environ 30% du chiffre d'affaires.
Malgré la contribution positive des filiales britanniques à hauteur de 265 KE, la forte contraction des volumes dans l'anodisation en continu a pesé significativement sur le résultat d'exploitation consolidé qui enregistre un recul de 0,16 ME pour atteindre une perte de -0,28 ME contre une résultat positif de 1,3 ME au 30 juin 2008.
Au global, le résultat net au 30 juin 2009 est négatif de 0,7 ME à comparer à un résultat net positif de 0,4 ME au 30 juin 2008.
L'endettement financier net est en baisse à 12,4 ME contre 14,1 ME au 30 juin 2008 du fait d'une part du remboursement des dettes en conformité avec l'échéancier et d'autre part du remboursement par anticipation en mars 2009 d'un crédit d'acquisition.
En dépit des quelques signes de stabilisation de l'environnement économique, l'ampleur et la pérennité d'une reprise demeurent très incertaines. Dans ce contexte, le Groupe reste prudent en matière de prévisions.
Dans l'anodisation en continu, le rebond significatif des cours de l'aluminium depuis la fin du second trimestre pourrait indiquer une reprise de la demande à plus ou moins brève échéance. Communiqué de presse du 15 septembre 2009 3
Dans l'anodisation par lots, le Groupe anticipe un niveau de demande inférieur à 2008 (plus haut historique en termes de chiffre d'affaires). L'activité devrait néanmoins se maintenir au niveau de 2007. Compte tenu de l'impact habituel de la fermeture annuelle pour maintenance des lignes en continu au troisième trimestre, il parait inévitable que le résultat de l'année pleine sera négatif.