Rio Tinto (London: RIO.L - actualité) poursuit ses restructurations en France sur les anciens sites Alcan (
AL.TO -
actualité) / Péchiney. Le projet, qui touche les activités aluminium et alumines de spécialité, aboutirait à supprimer environ 350 postes sur sept sites français. Le géant minier "propose de mettre en place dans un premier temps un dispositif de départs volontaires".
"Les résultats économiques des activités de production d'alumine de spécialités et d'aluminium de première fusion sont déficitaires car très fortement impactés par la chute des prix et la baisse de la demande", a expliqué en Comité Central d'Entreprise le patron EMEA de Rio Tinto Alcan, qui ne voit pas "d'amélioration significative à court terme", compte tenu du niveau des stocks mondiaux. Il a ajouté que les sites français sont "particulièrement pénalisées du fait d'une détérioration structurelle de leur compétitivité", en citant notamment l'usine savoyarde de Saint-Jean-de-Maurienne. Le groupe précise cependant que les programmes de recherche et développement visant le leadership en matière de technologie de production d'aluminium primaire, incluant la plateforme d'essais et de démonstration technologique de Saint-Jean-de-Maurienne, sont maintenus.
Les informations économiques à la base de ce projet de réorganisation ont été présentées aux comités centraux d'entreprise hier. Ce projet fera l'objet d'une procédure d'information et de consultation avec les partenaires sociaux dans les prochaines semaines et couvrira également les mesures sociales d'accompagnement. Les sites concernés sont Dunkerque, Paris, Saint-Jean-de-Maurienne et Voreppe pour l'aluminium, ainsi que Beyrède, Gardanne et La Bâthie pour les alumines de spécialité.
Le site de Saint-Jean-de-Maurienne serait le plus touché avec pas moins de 169 départs, plus 10 sur le centre de recherche associé.