Une étude du Centre d'études et de l'
emploi indique, sur la base d'exemples chiffrés, que les dispositifs de compensation du régime général d'
assurance vieillesse mis en place pour limiter les effets des aléas sur la
retraite (périodes d'inactivité dues à la maladie, au chômage ou encore pour élever des enfants) permettent de maintenir dans de nombreux cas d'interruption de carrière un niveau de pension quasiment équivalent à celui d'une carrière complète. Les montants des pensions sont plus affectés par les aléas qui entraînent une perte directe de salaire. Ainsi, la pension d'une personne ayant eu une carrière complète rémunérée à temps plein à 1,2 SMIC est estimée à 12 753 euros. Si cette personne avait interrompu sa carrière entre 35 et 39 ans pour élever ses enfants et bénéficié de l'AVPF (assurance vieillesse des parents au foyer), sa pension totale serait supérieure de 7,6 % à la pension de référence. Si la carrière avait été interrompue par 5 années de chômage, la pension totale aurait été inférieure de 1,9 %. En revanche, une activité à temps partiel pendant 5 ans l'aurait pénalisée plus fortement : -5,1 %. Ces écarts de pension se retrouvent également pour des rémunérations supérieures.