(CercleFinance.com) -
Wall Street clôture sur une nouvelle hausse (+0,5% en moyenne) et le gain mensuel avoisine déjà les +6% alors qu'aucune statistique publiée depuis le début du mois de novembre ne confirme une réelle embellie de la
conjoncture aux Etats Unis: la glissade du Dollar (entre 1,475 et 1,504E) provoque un effet symétrique haussier sur les actions 3 fois plus spectaculaire que son repli.
Aucun chiffre économique ne fut publié ce mercredi et c'est précisément ce genre de circonstance qui semble plaire au marché: dès les 1ers échanges, le Dow Jones (actualité) pulvérisait un nouveau record annuel à 10.340Pts (50% de la baisse d'octobre 2007 à mars 2009 a été effacée en 8 mois, c'est un record absolu de rapidité, sans aucun équivalent historique).
L'indice historique clôture en hausse de +0,45% dans le sillage Bank of America (NYSE: IKJ - actualité) (+2,5%) avec seulement 4 de ses composantes dans le rouge.
Le 'S&P-500' s'envolait également de +1,1% dès l'ouverture (grâce aux promoteurs et constructeurs de maisons individuelles) pour inscrire un nouveau 'plus haut' depuis fin septembre 2008 à 1.105Pts.
Le 'S&P' en termine sur un gain de +0,5%, à peine freiné par la chute de -8% Macy's qui déçoit les anticipation de relèvement de ses objectifs de vente au 4ème trimestre.
Ce repli a été compensé par la flambée de +8,5% de Pulte Homes (NYSE: PHM - actualité) , de +6% de DR Horton et Lennar (NYSE: LEN - actualité) .
Le Nasdaq (NASDAQ: actualité) a gagné 0,75% dans le sillage d'Intel (NASDAQ: INTC - actualité) et RIM (+1,75%), Applied MAterials (NASDAQ: AMAT - actualité) (+1,9%), E-Bay (+1,4%) mais sa progression en direction du zénith annuel des 2.190Pts a été ralentie par le recul de Priceline (-3,6%), Sears (-1,7%) ou Expedia (-1,4%).
La plupart des investisseurs manifestent désormais un appétit débridé pour le risque car la certitude d'une poursuite de la chute du Dollar est confortée par une série de déclaration des autorités monétaires ces 8 derniers jours.
Le mécanisme du 'carry trade' tournait à plein régime ce 11 novembre car Richard Fisher (FED de Dallas) vient de faire savoir qu'aucune mesure de soutien au Dollar n'est envisagé tant que son repli reste 'ordonné'... et il ajoute que les taux peuvent demeurer très bas très longtemps puisque les pressions inflationnistes ne représentent aucune menace dans l'immédiat.
Copyright (c) 2009 CercleFinance.com. Tous droits réservés.