LA TENDANCE
La place parisienne reste hésitante ce matin, bien qu'attendu en légère hausse. En effet, après la consolidation de Wall Street la veille, les marchés asiatiques ont eux repris leur marche en avant ce matin, le Nikkei (actualité) enchaînant notamment une 4ème séance consécutive de hausse, sur un gain de 0,58% à 10.585 points. Hésitants tout au long de la séance, les marchés asiatiques se sont en effet mis au diapason du Japon en choisissant le vert. L'indice australien S&P ASX200 s'adjugeait 0,59% à la clôture. Des progressions proches de 0,5% étaient également à signaler à Hong Kong, Taiwan ou Shanghai, qui met fin à sa série baissière
HIER A WALL STREET
Après son copieux rebond, Wall Street exprimait le besoin de souffler lundi, dans l'attente d'une nouvelle série de données de conjoncture, mais aussi de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed - dont la décision sur les taux est attendue mercredi soir. Rappelons que les indices US avaient de nouveau grimpé vendredi suite à des chiffres de l'emploi supérieurs aux attentes, avec un très modeste repli du taux de chômage US en juillet et surtout des destructions d'emplois en nette décélération. Ce lundi, le DJIA rendait finalement 0,34% en clôture à 9.338 pts, alors que le Nasdaq Composite (NASDAQ: actualité) perdait 0,40% à 1.992 pts.
ECO ET DEVISES
Sur l'agenda économique : en France, les données du déficit budgétaire de juin seront présentée à 08h45. Aux Etats-Unis, place aux chiffres de la productivité du second trimestre (14h30 consensus +5,5%) et aux stocks de grossistes de juin (16h00 consensus -0,9%).
Sur le marché des changes, l'Euro est quasi stable face au billet vert ce matin proche des 1,4440 Dollar. Le baril progresse légèrement proche des 71$ pour le WTI et proche des 74$ pour le Brent. L'Once d'or se négocie en légère hausse à 947$.
VALEURS A SUIVRE
* Natixis (Paris: FR0000120685 - actualité) : BPCE, détenue par Banques Populaires Participations (40,07%), Caisses d'Epargne Participations (40,07%) et la Société de Prise de Participations de l'Etat (SPPE) (19,84%), a confirmé à l'AMF détenir 2.080.441.556 actions Natixis, soit 71,54% du capital et des droits de vote. Cette déclaration résulte de l'apport par les sociétés Caisses d'Epargne Participations et Banques Populaires Participations de l'intégralité de leurs participations dans Natixis au profit de la société BPCE. BPCE a précisé à l'AMF qu'elle se réserve la possibilité de procéder à de nouvelles acquisitions d'actions Natixis en fonction des circonstances et en conformité avec son rôle d'actionnaire de référence et d'organe central de Natixis. Il est également précisé que la stratégie envisagée par BPCE vis-à-vis de Natixis s'inscrit dans une réflexion globale menée à l'échelle du nouveau groupe BPCE, résultant du rapprochement du Groupe Banque Populaire et du Groupe Caisse d'Epargne. BPCE entend exercer à l'égard de Natixis à la fois son rôle d'actionnaire de référence et d'organe central, chargé à ce titre des missions d'organisation et de contrôle qui lui sont dévolues par la loi. A cette fin, Natixis procéde à une revue stratégique dont les conclusions seront l'objet d'une communication aux marchés. Toutefois, et sans préjudice des résultats de cette revue stratégique, BPCE indique que dans le cadre du processus d'intégration résultant du rapprochement des groupes Banque Populaire et Caisse d'Epargne, il pourrait être procédé à l'étude d'opérations de réorganisation et/ou de transfert d'actifs de Natixis. Il n'est par contre pas envisagé de modifier l'activité de Natixis ni de modifier ses statuts. Il n'est pas envisagé non plus, en l'état du marché et de la revue stratégique, de projet de radiation des négociations d'une catégorie de titres financiers de Natixis.
* Adecco (Virt-X: ADEN.VX - actualité) : le géant du travail temporaire fait état d'une perte nette de -147 ME au second trimestre 2009, loin des 33 ME anticipés par le consensus (Bloomberg). Il est cependant affecté par 192 ME de charges de dépréciations. Le chiffre d'affaires a lui reculé de -31% à 3,59 MdsE (consensus 3,65 MdsE), pour une marge brute en retrait de -36% à 640 ME. Le président Patrick De Maeseneire a expliqué que la pression sur les revenus a eu tendance à s'alléger sur le trimestre sur les principaux marchés et que les efforts sur les coûts sont payants. Cependant il estime que les conditions de marché vont rester plutôt difficiles mais souligne que le groupe s'est bien adapté et qu'il est en ordre de bataille pour la reprise. Après les plans de restructuration mis en place en France et dans la péninsule ibérique, Adecco prévoit 40 ME de coûts de restructuration au second semestre pour s'occuper d'autres marchés. Il indique par ailleurs avoir fait une offre amicale à 62 Pence sur Spring Group (London: SRG.L - actualité) , une entreprise britannique du secteur, pour un montant total de 108 Millions de Livres.
* Dassault Aviation (Paris: FR0000121725 - actualité) : l'appel d'offres brésilien pour 36 jets de combat a connu dernièrement un regain de tensions, souligne ce matin le quotidien 'Les Echos', qui rappelle que le groupe français semblait bien placé pour enfin vendre son 'Rafale' à l'export, mais que ses rivaux contre-attaquent. Ainsi le Ministre suédois de la défense doit-il aller cette semaine à Brasilia pour plaider la cause du 'Grippen' de Saab (Stockholm: SAABB.ST - actualité) , alors qu'un conseiller américain, appuyé par une lettre d'Hillary Clinton, s'est affiché la semaine dernière dans la capitale administrative brésilienne pour soutenir le F18 de Boeing (NYSE: BA - actualité) . Le quotidien financier ajoute que Nicolas Sarkozy, qui rencontrera le Président Lula le 7 septembre, devrait également défendre ses couleurs. En attendant, après la remise des offres en juin, un rapport technique doit être rendu par l'armée de l'air brésilienne le mois prochain, après avoir été initialement prévu pour août. La décision sera ensuite du domaine du politique.
* Accès Industrie : le spécialiste de la location de nacelles et de chariots élévateurs, indique que son chiffre d'affaires a reculé de -15,3% au 1er semestre, à 27,7 Millions d'Euros. La baisse est contenue en France (-7,5%) et très forte ailleurs en Europe (Espagne et Portugal, -46,6%). Le groupe précise que ce recule est évidemment dû au contexte économique en soulignant que le marché espagnol semble avoir touché un point bas. Le résultat opérationnel semestriel courant reste positif à 0,7 ME mais recule cependant de 82,7% sur un an. Le résultat financier étant négatif de -3,3 ME, le résultat net part du groupe est dans le rouge de -2,7 ME.
* Atland, Frey et ESR (Paris: FR0000072969 - actualité) ont également publié leurs comptes trimestriels.