Cette fois, c'est officiel ! Après un dernier contre-temps juridique levé par la Cour suprême, Chrysler (Xetra:
710000 -
actualité) et
Fiat (Milan: F.MI - actualité) ont annoncé hier soir le coup d'envoi de leur alliance... Le constructeur italien va s'atteler à remettre le troisième constructeur américain sur le chemin des bénéfices, une lourde tâche dans laquelle avaient échoué avant lui l'allemand Daimler et le fonds d'investissement Cerberus.
Fiat détiendra dans un premier temps 20% du capital du nouveau Chrysler Group (avec une option pour monter à 35%) en échange d'un apport de ses technologies en matière de petits véhicules économiques. Le groupe italien pourra ensuite prendre le contrôle de 35%, puis à terme de plus de 50% de Chrysler, après le remboursement des aides d'urgence de 6 Mds$ versées jusqu'ici par la Maison-Blanche. Lorsque Fiat aura 35% des titres, les syndicats automobiles (UAW) en détiendront 55%, l'Etat américain 8% et l'Etat canadien 2%.
Le sauvetage de Chrysler représente un succès pour l'administration Obama, qui avait promis que la mise en faillite du groupe, décidée le 30 avril dernier, ne dépasserait pas 60 jours. La restructuration aura finalement été bouclée en six semaines...
Mais le plus dur reste sans aucun doute à faire, Chrysler ayant vu sa part du marché américain fondre de moitié en dix ans, à 8,5% ! Le pari des petites voitures "vertes" du patron de Fiat, Sergio Marchionne (qui prendra personnellement la direction générale de Chrysler Group) suscite encore bien des doutes du côté de la communauté financière...