Après son copieux rebond,
Wall Street exprime le besoin de souffler en pré-séance ce lundi, dans l'attente d'une nouvelle série de données de
conjoncture, mais aussi de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed - dont la décision sur les taux est attendue mercredi soir. Rappelons que les indices US avaient de nouveau grimpé vendredi suite à des chiffres de l'
emploi supérieurs aux attentes, avec un très modeste repli du taux de chômage US en juillet et surtout des destructions d'emplois en nette décélération. Après le franc sursaut des places boursières mondiales depuis avril, l'heure est toutefois au bilan pour bon nombre d'intervenants. Le prix Nobel d'économie Paul Krugman pense qu'une seconde Grande Dépression a été sans doute évitée, mais n'attend qu'une reprise très progressive et lente. De son côté, Mark Mobius, président exécutif de Templeton Asset Management, cité par l'agence Bloomberg, n'exclut pas une correction allant de 20 à 30% des places boursières mondiales, peut-être dès cette année...
Il n'y aura pas de statistiques marquantes ce lundi aux États-Unis. Demain mardi, on suivra la productivité trimestrielle et les stocks des grossistes.
VALEURS DU JOUR
DISH Network a annoncé pour le second trimestre un bénéfice net en vif recul de plus de 80% en glissement annuel, à 63,4 M$ et 14 cents par titre. Les revenus trimestriels sont restés stables à 2,9 Mds$. Le Groupe a récupéré 26.000 abonnés durant le trimestre écoulé, soit la première performance positive en cinq trimestres. Les dépenses de contenus, coûts de call-center et frais de rétention client et de personnel ont toutefois pesé sur les marges.
EchoStar a dévoilé ce lundi, pour le second trimestre fiscal, un bénéfice net de 101,8 M$ et 1,18$ par titre, contre un profit de 47,8 M$ et 53 cents de bpa un an auparavant. Les revenus trimestriels se sont toutefois tassés à 383 M$, contre 483 M$ un an plus tôt.
Dynegy (NYSE: DYN - actualité) a annoncé pour son second trimestre fiscal une perte nette de 345 M$ et 41 cents par titre, contre un déficit de 272 M$ et 32 cents par action l'an passé, à la même époque. Le Groupe a enregistré 249 M$ de dépréciations après imposition et 62 M$ de pertes mark-to-market sur une baisse des prix de l'énergie. Les revenus trimestriels se sont appréciés à 493 M$, contre 322 M$ un an plus tôt. La perte avant intérêts, imposition, dépréciations et amortissements a été de 358 M$, contre 257 M$. Pour l'exercice, Dynegy table sur une perte allant de 935 à 970 M$, sur un Ebitda ajusté de 680 à 740 M$. Enfin, Dynegy anticipe des produits de 1 Md$ de cash et 245 M$ de titres Class B de la part de LS Power en échange de plusieurs actifs. Le Groupe entame par ailleurs un programme de réductions de coûts de 400 à 450 M$. En 2010, Dynegy anticipe un résultat opérationnel allant de 55 M$ de pertes à 70 M$ de profits, sur un Ebitda ajusté de 425 à 550 M$.
Virgin Mobile USA, opérateur telco du New Jersey, a annoncé pour le second trimestre fiscal un bénéfice net attribuable au Groupe en vive croissance à 17,2 M$, contre 3,5 M$ l'an dernier, sur la même période. Le bénéfice net a quadruplé à 21,8 M$, contre 5,5 M$ un an plus tôt. Le bpa a été de 23 cents, contre 7 cents un an avant. Le bpa ajusté est ressorti à 27 cents, contre 8 cents. Les revenus trimestriels ont été de 308 M$, contre 320 M$ l'an dernier.
EW Scripps (NYSE: SSP - actualité) a annoncé pour le second trimestre les résultats opérationnels de ses activités (TV, journaux...). Les revenus consolidés ont été de 194 M$, en déclin de 23% en glissement annuel. Le bénéfice net des opérations continues est ressorti à 2,3 M$ et 4 cents par titre, contre une perte nette de 608 M$ et 11,2$ par titre au second trimestre 2008.
McDonald's, le géant américain de la restauration rapide, a réalisé au mois de juillet 2009 une croissance globale de 4,3% à magasins comparables, tirée par une progression de 7,2% en Europe. Aux États-Unis, la tendance est positive de +2,6%. Dans le reste du monde, la hausse à magasins constants se monte à 2,1%. La firme de l'Illinois se réjouit en particulier des performances des marchés français et anglais.
Freddie Mac (NYSE: FRE - actualité) bondit en pré-séance à Wall Street ce lundi, après la publication vendredi soir de résultats rassurants. Il faut dire que le rival Fannie Mae (NYSE: FNM - actualité) , autre géant de la finance mortgage aux États-Unis, avait inquiété précédemment les marchés en dévoilant des pertes T2 massives de 14,8 Mds$ et des plans de recours à de nouvelles aides gouvernementales de 10,7 Mds$. Freddie Mac a donc affiché pour sa part un profit "surprise" sur le second trimestre, jugeant qu'il pourrait être en mesure de ne pas recourir à des aides financières publiques supplémentaires. Le bénéfice net T2 de Freddie a totalisé 768 M$, premier profit trimestriel en deux ans, contre un déficit net proche de 10 Mds$ sur le 1er trimestre. Après paiement de 1,1 Md$ de dividende au gouvernement US, Freddie a toutefois essuyé encore un léger déficit trimestriel (attribuable aux actionnaires ordinaires) de 374 M$ et 11 cents par titre. Expliquant sa performance trimestrielle, Freddie estime que le redressement des comptes traduit les changements comptables et l'amélioration du marché immobilier. Freddie voit donc des signes initiaux de recovery dans l'immobilier, mais demeure prudent du fait de la croissance des saisies et du chômage, ainsi que des standards de crédit encore serrés et de la réticence des acquéreurs à revenir sur le marché. Freddie pense donc pouvoir poursuivre pour l'heure sans aide additionnelle des autorités US, mais n'exclut pas totalement l'hypothèse d'un recours ultérieur à l'assistance du gouvernement.
Sysco (NYSE: SYY - actualité) a annoncé pour le 4ème trimestre fiscal 2009 un bénéfice net en repli à 315 M$ et 53 cents par titre, contre 334 M$ et 55 cents par action un an avant. Le bpa comprend 3 cents d'impact favorable d'un élément non-récurrent. Les revenus ont totalisé 9,1 Mds$, en recul de 7%, contre 9,7 Mds$ l'an passé.
Priceline.com a réalisé au second trimestre un bénéfice net de 67 M$ et 1,38$ par titre, contre un profit de 49,8 M$ et 1$ par action un an avant. En pro forma, le Groupe du Connecticut a affiché 2,02$ de bpa. Les revenus du voyagiste en ligne ont totalisé 604 M$, contre 514 M$. Malgré le contexte économique, le Groupe juge que la demande estivale a été plus solide qu'attendu, tirée par les offres promotionnelles.