La Cour Suprême américaine a jeté hier soir un pavé dans la mare ! Elle a suspendu l'alliance prévue entre Chrysler (Xetra:
710000 -
actualité) et
Fiat (Milan: F.MI - actualité) , pourtant pilotée par l'administration Obama, à la demande d'un groupe de petits créanciers. Plusieurs fonds de pension de l'Indiana s'estiment en effet gravement lésés par les conditions que leur réserve le plan, qu'ils jugent anticonstitutionnel...
Pour l'instant, il n'y a aucune indication que la Cour leur donnera raison sur le fond, mais le processus de restructuration de Chrysler est donc gelé, ainsi que sa sortie prévue du Chapitre 11 sur les faillites !... Au grand dam de Sergio Marchionne, le patron de Fiat, qui a déjà vu Opel lui échapper la semaine dernière en Allemagne...
Dans un entretien avec 'Bloomberg', le directeur général du constructeur italien affirme qu'il n'abandonnera "jamais" son projet d'acquisition de Chrysler, même si la décision de la Cour intervient après la date-butoir du 15 juin.
Les fonds plaignants ne détiennent que 42 M$ de la dette de Chrysler sur près de 7 Mds$, mais leur démarche menace de retarder le sauvetage du troisième constructeur automobile américain, dont la situation financière s'aggrave de jour en jour. Pour l'instant, la juge concernée, Ruth Bader Ginsburg, n'a pas donné de calendrier et s'est contentée d'un communiqué d'une phrase annonçant "la suspension de l'accord jusqu'à nouvel ordre" de la part de la Cour.
L'alliance entre Chrysler et Fiat, approuvée par le Trésor américain, prévoit que Fiat prenne 20% du capital (avec une option pour monter à 35%), les syndicats 55% et les Etats canadien et américain 10% chacun...