FRANCFORT (Reuters) - Comme on s'y attendait, la
Banque centrale européenne n'a pas modifié ses taux directeurs, l'
inflation restant plus que jamais sa bête noire dans un contexte d'envolée des prix des matières premières et des produits
alimentaires.
Le taux de refinancement reste à 4,0%, le taux de facilité de dépôt à 3,0% et le taux de prêt marginal à 5,0%. Ces taux n'ont plus bougé depuis le 6 juin 2007. Ils avaient alors tous les trois été relevés d'un quart de point.
Les économistes interrogés par Reuters la semaine passée continuent d'anticiper deux baisses de taux d'un quart de point chacune de la part de la BCE cette année, ralentissement de la croissance oblige.
Mais ils ont tendance à repousser de plus en plus le démarrage de cette détente monétaire. Juin apparaît comme une date de moins en moins probable pour la première baisse et même septembre n'est plus considéré comme acquis.
À 3,3% en avril, après le record de 3,6% en mars, l'inflation reste largement éloignée de l'objectif de 2% de la BCE et est "intolérable", de l'avis de Lorenzo Bini-Smaghi, membre du directoire de la banque centrale.
Certains responsables monétaires n'ont en outre pas hésité à laisser entendre que les taux pourraient au contraire être relevés.
Wilfrid Exbrayat